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	<title>Indications de l&rsquo;ostéopathie | Qualita</title>
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		<title>Héritage ostéopathique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2020 11:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
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					<description><![CDATA[De nombreuses personnes ont œuvré et d’autres œuvrent encore pour la reconnaissance de l’ostéopathie.  Nous tenons à rendre hommage à trois grands ostéopathes qui nous ont quitté dernièrement et qui nous ont légué un vaste patrimoine ostéopathique.  Il s’agit de Madame Denise Laberge, Monsieur Robert Rousse et Monsieur Bernard Daraillans.
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-5819 alignright" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2020/04/Héritage-ostéopathique.jpg" alt="Héritage ostéopathique" width="233" height="233" /></p>
<p>On compte déjà plusieurs années où de nombreuses personnes ont œuvré et d’autres œuvrent encore pour la reconnaissance de l’ostéopathie. Qu’ils ou qu’elles aient été plus visibles ou agissant plus discrètement, tous et toutes agissent pour que notre profession soit reconnue comme une profession de santé. Récemment, nous avons malheureusement perdu de grands Ostéopathes. L’Ostéopathie au Québec (et ailleurs aussi) ne serait ce qu’elle est devenue et devient aujourd’hui, sans eux. Ils ont apporté leur propre touche, leur propre couleur d’où émanent les mots, puissance, force, cœur et douceur.</p>
<p>Parlons d’abord de Notre grand-maman ostéopathe à tous, <strong>Madame Denise Laberge</strong>. Nous sommes unanime à dire qu’elle a fait énormément pour la reconnaissance de  l’Ostéopathie au Québec et à travers le monde; sa contribution est unique.  Elle s’est aussi engagée particulièrement avec tout son cœur et son amour à la direction de l’enseignement pratique à la clinique externe du CEO. Madame Laberge dégageait une présence impressionnante, singulière et marquante à travers les soins qu’elle prodiguait et son enseignement clinique.</p>
<p>En fait, elle était une véritable militante pour tout ce qui concerne l’Ostéopathie. Chaque ostéopathe du CEO et ailleurs n’est pas resté indifférent à elle et porte (et fait vivre) en lui ou en elle, une partie de la passion de cette grande Dame de l’Ostéopathie.</p>
<p>Un autre décès récent <strong>Monsieur Robert Rousse</strong>. Ostéopathe français, venu s’installer au Québec, il y a plusieurs années. Il était connu, pour de multiples raisons mais pour les étudiants, ce communicateur était surtout connu pour ses mains puissantes et grandes, très grandes. Au cours de sa pratique ostéopathique, il a inventé et développé toute une série de techniques, qu’il a transmises à de nombreux étudiants et qui sont encore enseignées au sein de Collège d’Études Ostéopathiques. De plus, il s’est penché sur la compréhension des mécanismes de lésions lors de la grossesse et de la naissance des bébés et les traitements qui en découlent; il laisse aussi un grand bagage à ce niveau.</p>
<p>Nombreux sont les ostéopathes qui continuent à utiliser ces différentes techniques pour le bien-être de leurs patients, en faisant ainsi perdurer la mémoire de Monsieur Rousse.</p>
<p>Plus récemment, un autre ostéopathe français s’en est allé rejoindre Robert, Denise et les autres. Il s’agit de <strong>Monsieur Bernard Darraillans</strong>. Même s’il ne pratiquait pas au Québec, il a tout de même énormément donné aux étudiants et aux ostéopathes ici et ailleurs. La trace indélébile qu’il a laissée est empreinte de cœur, de douceur, du ressenti à un autre niveau et de son intelligence à travers ses mains.</p>
<p>Ce grand ostéopathe a beaucoup œuvré dans la transmission de son savoir, entre autre,  au niveau de l’approche somato-émotionnelle. Pour Monsieur Daraillans, les émotions sont des états en mouvement que le corps doit être capable de laisser en mouvement. Quand les émotions se figent, le corps le manifeste sous différentes formes, comme des douleurs. Plusieurs personnes sont  unanimes à le décrire comme un homme de cœur, qui trouvait le moyen, par ses mots, ses gestes et sa profondeur à faire émerger l’humain en chacun de nous.</p>
<p>Ces quelques mots ne rendent pas justice à tout le patrimoine que ces ostéopathes ont légué à toutes et tous mais témoignent de notre grande reconnaissance. Leur passion et leur héritage vivent en chacun de nous et nous avions envie de leur dire Merci.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Référence</u> : Paroles d’Ostéopathes, Éditions Anima Mundi, 2011, Anne Canarelli D.O.</p>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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		<title>Approche biopsychosociale</title>
		<link>https://qualita.ca/approche-biopsychosociale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 11:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
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					<description><![CDATA[L’approche biopsychosociale (BPS) proposée par Engel en 1980 concerne une gestion de différentes problématiques en restant centrée sur toutes les dimensions du patient qui consulte.    Ainsi, J. Nicholas Penney a écrit un article en 2013 afin de proposer des corrélations entre les principes philosophiques ostéopathiques et l’approche BPS. Il mentionne que pour les ostéopathes, aucune partie du corps ne peut être isolée du reste et que les composantes psycho-émotionnelles font partie de la prise en charge et de la  récupération de tous les patients.
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme tout modèle, l’approche biopsychosociale (BPS) est un outil médical théorique qui permet aux professionnels de la santé de considérer la personne qui les consulte dans son ensemble physiologique mais également avec les facteurs psychologiques et l’environnement social qui caractérisent et définissent cette personne.</p>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-5800 aligncenter" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2020/04/Screen-Shot-2020-04-14-at-8.28.12-AM.png" alt="" width="435" height="402" /></p>
<h3><strong><u>En quoi l’approche BPS consiste t-elle?</u></strong></h3>
<p>Cette approche, proposée par Engel en 1980 concerne une gestion de différentes problématiques en restant centrée sur le patient mais elle reste encore peu comprise. Engel a, par exemple, publié un article sur l’application clinique de la BPS décrivant un cas de patient souffrant d’arythmie cardiaque, exacerbée par le manque d’empathie de son médecin traitant. De plus, en 1998, une étude de Linton et Hallden fut menée sur ce qui peut aider à prédire comment une douleur aigue du dos peut évoluer. Il fut noté que l’état de peur de retourner au travail est un facteur déterminant pouvant entraver le succès de la prise en charge. Selon ces constats, et ce ne sont que deux exemples, il semble nécessaire de considérer l’état de stress et ses sources dans de nombreuses problématiques de santé.</p>
<p>Autant l’approche BPS a été proposée à l’origine par Engel comme une philosophie de pratique, autant cette approche est depuis utilisée comme un guide de pratique clinique. Elle peut donc être vue comme un outil rigoureux, basé sur une démarche scientifique, et non une simple humanisation des soins, ni une démarche holistique intégrant des aspects mystiques.</p>
<h3><strong><u>L’approche BPS et l’Ostéopathie</u></strong></h3>
<p><img decoding="async" class="alignright wp-image-5817" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2020/04/Approche-biopsychosociale.jpg" alt="" width="244" height="209" />Les principes philosophiques de l’Ostéopathie manquent de recherches reliant les soins ostéopathiques à leur efficacité. Ce constat peut mettre l’ostéopathie en défaut, en quelque sorte, face à la demande d’approches basées sur les preuves (<em>evidence-based practice</em>). Dans ce contexte, J. Nicholas Penney a écrit un article en 2013 afin de proposer des corrélations entre les principes philosophiques ostéopathiques et l’approche BPS.  Il mentionne que pour les ostéopathes, aucune partie du corps ne peut être isolée du reste et que les composantes psycho-émotionnelles font partie de la prise en charge et de la  récupération. De ce fait, les avancées des neurosciences sont en accord avec la compréhension des ostéopathes concernant la spiritualité, les valeurs morales et la régulation émotionnelle. « Ainsi, en endossant les modèles de Still (fondateur de l’Ostéopathie), Engel et d’autres encore intègrent l’interaction entre le corps et l’esprit, dans le but de maintenir la santé ». (traduction libre)</p>
<p>Par ailleurs, il conclut que le soin ostéopathique ne peut uniquement être basé sur la biomécanique du corps humain, et ceci afin rester fidèle aux principes philosophiques ostéopathiques et à l’approche BPS.</p>
<p>Encore récemment, Zegarra-Parodi, Draper-Rodi et Cerritelli (2019) ont présenté leur réflexion sur l’inclusion des dimensions religieuse et spirituelle dans la pratique thérapeutique axée sur l’aspect musculo-squelettique. Ils mentionnent qu’une approche basée sur la preuve scientifique incluant des composantes spirituelle et biopsychosociale pour gérer des problèmes musculo-squelettiques peut faciliter la communication avec les personnes consultant en ostéopathie. Précisons que, toutes les expériences passées des patients peuvent avoir un impact sur  l’interprétation de leurs symptômes physiques.</p>
<p>Finalement, Penney (2013) mentionne qu’afin de proposer une « meilleure pratique » ou un « meilleur soin », la science ne peut être pertinente et utile qu’au thérapeute qui est ouvert à changer son point de vue et ses croyances quand cela devient nécessaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Références :</u></p>
<ul>
<li>Engel, G. L. (1977). The need for a new medical model : A challenge for biomedicine. Science, 198, 129-196.</li>
<li>Engel, G. L. (1980). The clinical application of the biopsychosocial model. American Journal of Psychiatry, 137, 535-544.</li>
<li>Linton, S. J. et Halldén, K. (1998). Can we screen for problematic back pain ? A screening questionnaire for predicting outcome in acute and subacute back pain. Clinical Journal of Pain, 14, 209-215.</li>
<li>Modèle biopsychosocial : beaucoup plus qu’un supplément d’empathie<br />
<a href="https://www.revmed.ch/RMS/2010/RMS-258/Le-modele-biopsychosocial-beaucoup-plus-qu-un-supplement-d-empathie" target="_blank" rel="noopener">https://www.revmed.ch/RMS/2010/RMS-258/Le-modele-biopsychosocial-beaucoup-plus-qu-un-supplement-d-empathie</a>.</li>
<li>Penney, N. J. (2013). The Biopsychosocial model : redefining osteopathic philosphy? International Journal of Osteopathic Medicine, 16, 33-37. <a href="https://www.journalofosteopathicmedicine.com/article/S1746-0689(12)00107-1/abstract" target="_blank" rel="noopener">https://www.journalofosteopathicmedicine.com/article/S1746-0689(12)00107-1/abstract</a></li>
<li>Zegarra-Parodi, R., Draper-Rodi, J. et Cerritelli, F. (2019). Refining the biopsychosocial model for musculoskeletal practice by introducing religion and spirituality dimensions into the clinical scenario. <em>International</em> <em>Journal of Osteopathic Medicine, 32</em>, 44-48. <a href="https://www.journalofosteopathicmedicine.com/article/S1746-0689(19)30009-4/pdf" target="_blank" rel="noopener">https://www.journalofosteopathicmedicine.com/article/S1746-0689(19)30009-4/pdf</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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		<title>Prévention de chutes chez les ainés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 11:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exercices et conseils]]></category>
		<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Séniors]]></category>
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					<description><![CDATA[Concernant la peur de chuter les ainés, il y aurait plusieurs facteurs à tenir compte au niveau physiques, psychologiques et sociaux.  Quelques études ont démontré des effets significatifs suite à des soins ostéopathiques axés sur l’aspect physique.  Plus précisément, les résultats de ces études mentionnent des effets significatifs sur l’équilibre suite à des soins ostéopathiques chez les ainés.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong><u>Risques de chutes et peur de chuter</u></strong></h3>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5712" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2019/12/66428218_s-300x200.jpg" alt="Comment l’ostéopathie pourrait être bénéfique dans la prévention de chutes chez les personnes âgées?" width="300" height="200" />Avec l’âge, le risque de chutes est de plus en plus important. Près de 33% des personnes de 65 ans et plus et qui vivent à domicile sont déjà tombées. Une chute peut aboutir à un traumatisme (fracture, entorse, luxation) et peut donc entrainer une perte de fonctionnalité, voire d’autonomie.  Ce risque peut devenir une grande source de stress et d’insécurité pour cette population (OPPQ, 2019).</p>
<p>Selon Dr Corriveau (chercheure experte dans ce domaine), la peur de tomber serait la conséquence la plus dommageable suite à une première chute (OPPQ, 2019). Cette peur serait multifactorielle et multidimensionnelle et pas seulement reliée à la notion d’équilibre. Il y aurait donc des facteurs physiques (âge, sexe féminin, performance physique, problèmes d’équilibre et de démarche), des facteurs psychologiques (anxiété, dépression, perte de confiance en soi), des facteurs sociaux (diminution de participation sociale et de soutien familial, vivre seul). Étant plus qu’une émotion, cette peur de chuter fait partie des trois catégories ci-haut mentionnées. Celle-ci peut aller jusqu’à la perte de capacité fonctionnelle voire d’autonomie (Curcio, 2010). Considérant le caractère bio-psycho-social (BPS) de cette peur de chuter, il serait pertinent de considérer l’approche BPS au niveau thérapeutique en présence de cette problématique.</p>
<h3><strong><u>Prévention</u></strong></h3>
<p>D’un point de vue biologique ou physiologique, des pistes de prévention existent selon l’OPPQ (2019):</p>
<ul>
<li><em>réviser la médication</em>, en consultant son médecin traitant;</li>
<li><em>évaluer les sources potentielles</em> de chutes à domicile, par un travailleur social, par exemple;</li>
<li><em>renforcer</em> <em>des membres inférieurs</em>. En effet, selon une revue de l’Institut Cochrane (sur 30 études incluant 2878 participants), l’exercice, sous la forme d’activités planifiées, structurées et répétitives, contribuerait à réduire la peur de chuter (Kendrick <em>et al</em>., 2014);</li>
<li><em>exercer l’équilibre</em>. Ces exercices d’équilibre peuvent prendre la forme de pratique de danse ou de Taï-chi, faisant ainsi travailler l’équilibre, la coordination et la force (Kendrick <em>et al</em>., 2014);</li>
<li><em>vérifier la vision.</em></li>
</ul>
<h3><strong><u>Comment l’ostéopathie pourrait être bénéfique en ce qui concerne la prévention de chutes chez les ainés?</u></strong></h3>
<p><em>Du point de vue de l’équilibre, </em></p>
<p>Dans une étude réalisée avec 21 ainés, il est apparu que le traitement ostéopathique global améliore significativement la confiance des ainés en leurs capacités. C’est-à-dire leur capacité à tenir en équilibre sur une jambe (à droite et à gauche les yeux ouvertes et à droite les yeux fermés) et leur capacité à se lever rapidement et à attraper quelque chose sans faire un pas pour s’équilibrer (Ionata, 2010; Lefebvre, 2010). Une autre étude en ostéopathie a indiqué des changements positifs sur l’équilibre auprès de 60 personnes âgées de 65 ans et plus, via l’utilisation de trois tests (Curtis, 2017). Plus récemment, Antoine Del Bello (2018) a observé des changements significatifs en utilisant un test d’oscillation lors d’une étude temporelle sur une population âgée après des soins ostéopathiques visant (en simplifiant) le sain ressort des articulations.</p>
<p><em>Au niveau de la vision,<br />
</em>Aucune étude précise en ostéopathie n’est répertoriée à ce jour.</p>
<p><em>Une autre point,<br />
</em>En plus de travailler sur ces aspects physiologiques, il est aussi reconnu que l’ostéopathie peut aider à gérer le stress et l’anxiété. Plusieurs études ont été réalisées et ont apporté des résultats probants dans ce domaine mais aucune directement en lien avec la peur de chuter pour le moment.</p>
<p>Finalement, l’ostéopathie semble donc proposer des pistes de soins afin de prévenir les chutes chez les aînés. En effet, les soins ostéopathiques ont le potentiel d’améliorer, la mobilité articulaire et la souplesse musculaire qui pourraient avoir des effets probables sur la qualité de l’équilibre.  Aussi, ceux-ci peuvent atténuer les effets du stress et possiblement avoir une incidence sur la confiance en soi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Références : </u></p>
<ul>
<li>Curcio, L. (2010). Le sens et le processus de la peur de chuter chez les personnes âgées. <em>Savoirs UdeS</em>. <a href="https://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/198" target="_blank" rel="noopener">https://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/198</a></li>
<li>Curtis, B. (2017). <em>The effect of general osteopathic treatment on balance in an elderly population</em> (mémoire non publié pour l’obtention du diplôme d’ostéopathie D.O.[Q].), Collège d’Études Ostéopathiques, Montréal, Canada.</li>
<li>Del Bello, A. (2018). <em>Effect of the general osteopathic treatment (G.O.T) on postural stability in the autonomous elderly</em> (mémoire non publié pour l’obtention du diplôme d’ostéopathie D.O.[Q].), Collège d’Études Ostéopathiques, Montréal, Canada.</li>
<li>Lefebvre, N. (2010). <em>Clinical study on the effects of osteopathic treatment on balance in the elderly</em> (mémoire non publié pour l’obtention du diplôme d’ostéopathie D.O.[Q].), Collège d’Études Ostéopathiques, Montréal, Canada.</li>
<li>Ionata, S. (2010). <em>Étude clinique des effets des traitements ost.opathiques sur la confiance des ainés autonomes concernant leur équilibre et les impacts sur leur qualité de vie</em> (mémoire non publié pour l’obtention du diplôme d’ostéopathie D.O.[Q].), Collège d’Études Ostéopathiques, Montréal, Canada.</li>
<li>OPPQ (2019)<em>. </em><a href="https://oppq.qc.ca/blogue/reduire-risque-de-chute-chez-les-personnes-agees/" target="_blank" rel="noopener">https://oppq.qc.ca/blogue/reduire-risque-de-chute-chez-les-personnes-agees/</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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		<title>Le Taï-chi et les aînés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 10:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exercices et conseils]]></category>
		<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Séniors]]></category>
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					<description><![CDATA[Une équipe de chercheurs de l’Université de Sherbrooke s’est penchée sur les bénéfices du Taï-chi concernant la prévention des chutes chez les ainés et ils ont conclu que cette pratique a une incidence significative sur la diminution des risques de chutes. En combinant l’effet des soins ostéopathiques et la pratique du Taï-chi, il serait logique de penser que les effets positifs combinés pourraient diminuer les risques de chutes chez les personnes âgées.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3></h3>
<h3><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5821" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2020/04/Le-Taï-chi-et-les-aînés.jpg" alt="" width="237" height="226" /><strong><u>Le Taï-chi, c’est quoi?</u></strong></h3>
<p>Le Taï-chi est une méthode comprenant plusieurs enchainements de mouvements lents, amples, fluides et précis, basée sur les fondements de la médecine chinoise (circulation d’énergie, nommée Qi ou Chi). Le principal objectif de cette méthode est de ramener un équilibre entre le corps et l’esprit. Par ailleurs, l’un des grands principes du Taï-chi est d’apprendre à ralentir. Dans une société moderne où tout va très vite, parfois trop, il devient essentiel de réapprendre que le corps ne va pas à la même vitesse qu’une connexion internet…</p>
<h3><strong><u>Les bienfaits du Taï-chi</u></strong></h3>
<p>La précision et la répétition des différents mouvements d’une séquence de Taï-chi a pour objectif la mise en action et le relâchement des muscles. Ce sont les mains qui guident les mouvements et qui amènent le transfert d’énergie et le transfert de poids. Ainsi, le pratiquant arrive à mieux ressentir la manière dont son corps se positionne, se coordonne et s’équilibre dans le mouvement.</p>
<p>Plusieurs études, même si elles nécessiteraient d’être étendues sur de plus grands échantillons de participants, tendent à indiquer plusieurs bienfaits :</p>
<ul>
<li>diminuer l’hypertension artérielle;</li>
<li>aider les femmes à revenir plus fonctionnelles après un cancer du sein;</li>
<li>améliorer le sommeil des personnes âgées;</li>
<li>améliorer la capacité maximale d’utilisation de l’oxygène dans le corps;</li>
<li>diminuer l’incidence des chutes des personnes âgées.</li>
</ul>
<h3><strong><u>Le Taï-chi pour prévenir les chutes chez les aînés</u></strong></h3>
<p>Une équipe de l’Université de Sherbrooke s’est penchée sur les bénéfices du Taï-chi, en comparaison des méthodes conventionnelles de réadaptation (physiothérapie) chez des personnes manifestant des risques de chute. Cent cinquante deux personnes de plus de 65 ans qui avaient un grand risque de chute selon l’échelle d’équilibre de Berg ont été recrutées. Ces personnes présentaient plusieurs problèmes mais pouvaient mentalement s’impliquer dans une activité physique. Deux groupes ont été testés : un groupe suivant un entrainement de physiothérapie conventionnel mais adapté à chacun et un autre groupe participant à un entrainement de Taï-chi, impliquant une séquence de huit mouvements faisant travailler divers aspects de transfert de poids. Les deux groupes se sont améliorés mais seul le groupe de Taï-chi a vu son incidence de chutes diminuer significativement. Les auteurs de cette étude expliquent cette différence, non pas à cause de l’incidence sur l’équilibre, la peur de tomber ou la démarche mais surtout grâce à une augmentation de l’auto-efficacité, qui n’est pas présente par la méthode conventionnelle. (Tousignant <em>et al</em>., 2012). Plus récemment, une étude très similaire sur 670 personnes âgées de plus de 70 a été publiée dans le <em>JAMA Internal Medecine </em>(Li <em>et al</em>., 2018) qui corrobore les résultats de l’étude québécoise.</p>
<h3><strong><u>Ostéopathie et Taï-chi</u></strong></h3>
<p>Puisque le Taï-chi semble avoir des effets notables sur la prévention des chutes, il devient donc pertinent de combiner cette pratique aux soins ostéopathiques pour le bien-être des ainés. En terminant, précisons que les effets des soins ostéopathiques auraient, entre autres, le potentiel d’augmenter la mobilité et la fluidité au niveau des différentes articulations du corps ainsi que  celles d’ordre viscérales. Même, s’il n’existe à ce jour aucune étude précise combinant l’effet des soins ostéopathiques et la pratique du Taï-chi, il serait logique de penser que les effets combinés pourraient diminuer les risques de chutes chez les personnes âgées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Références : </u></p>
<ul>
<li>Li, F., Harmer, P., Fitzgerald, K., Eckstrom, E., Alers, L., Chou, L-S., Pidgeon, D., Voit, J. et Winters-Stone, K. (2018). Effectiveness of a Therapeutic <em>Tai Ji Quan</em>Intervention vs a Multimodal Exercise Intervention to Prevent Falls Among Older Adults at High Risk of Falling. <em>JAMA Internal Medecine, 178</em>(10), 1301-1310.</li>
<li>Passeport Santé : Le Taï-chi.<br />
<a href="https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2701631" target="_blank" rel="noopener">https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2701631</a></li>
<li>Tousignant, M., Corriveau, H., Roy, P-M., Desrosiers, J., Dubuc, N., Hébert, R., Tremblay-Boudreault, V. et Beaudoin, A-J. (2012). The effect of supervised Tai Chi intervention compared to a physiotherapy program on fall-related clinical outcomes: a randomized clinical trial. <em>Disability and Rehabilitation, 34</em>(3), 196-201. <a href="https://www.usherbrooke.ca/gnec/pj/article_publie_tai_chi_variables_cliniques_1_.pdf" target="_blank" rel="noopener">https://www.usherbrooke.ca/gnec/pj/article_publie_tai_chi_variables_cliniques_1_.pdf</a></li>
</ul>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Prise en charge des commotions cérébrales</title>
		<link>https://qualita.ca/prise-en-charge-des-commotions-cerebrales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 11:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Sportifs]]></category>
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					<description><![CDATA[Une commotion cérébrale peut arriver à toutes et tous. Il suffit que d’un simple choc subit à la tête. Il existe différents niveaux de sévérité ainsi qu’une variabilité des signes et symptômes selon l’impact. Il est important de suivre certaines étapes afin d’assurer un bon suivi post choc. Entre autre, une évaluation médicale et une prise en charge s’avèreront nécessaire.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’intérêt pour les commotions cérébrales est grandissant depuis quelques temps. Jusqu’à peu, il était encore difficile de savoir ce que c’est, comment les prévenir, ni comment les faire traiter. Les choses ont bien changé heureusement. Un consensus mondial sur la gestion des commotions a été obtenu lors d’une conférence internationale sur les commotions dans le sport à Berlin en Octobre 2016 (1).</p>
<p>Le concept de la commotion cérébrale, développé en médecine du sport et qui regroupe en fait l’ensemble de signes et symptômes est à rapprocher avec le traumatisme cranio-cérébral (TCC) qui se se définit selon cinq (5) caractéristiques bien précises : durée de la perte de conscience, résultat obtenu à l’échelle de Glasgow à l’urgence, lésions objectives (fractures ou autres), l’examen neurologique et l’amnésie post-traumatique. Il existe donc trois (3) degrés de sévérité des TCC, de léger (TCCL) à sévère selon les signes et symptômes.</p>
<p>Un TCCL survient lorsque le cerveau se heurte à la boite crânienne, il suffit simplement d’un choc reçu à la tête ou au corps. La force reçue lors de l’impact va se propager dans le corps et peut se répercuter jusqu’au crâne, comme par exemple lors d’une chute sur les fesses dans les escaliers…</p>
<p>Lorsqu’un incident survient, il convient d’observer des consignes particulières pour la prise en charge des TCCL, comme dans le protocole de gestions des commotions cérébrales pour le milieu de l’éducation et dans le cadre des activités sportives et récréatives (2).  Celui-ci peut être adapté à toute situation car <strong>une commotion peut arriver à toutes et tous.</strong></p>
<p><strong><em>1 – Détecter </em></strong></p>
<ul>
<li>La première des choses à faire est de signaler l’incident, qu’il y ait symptômes ou non car ceux-ci peuvent se manifester <strong>dans un délai de 48h</strong>.</li>
<li>Dans le cas d’une activité récréative ou sportive, il faut ensuite retirer le participant de cette dernière. Ceci implique de ne pas le laisser seul ou de le diriger vers le personnel soignant.</li>
<li>Parallèlement à cela, il faut continuer de surveiller si des symptômes sont présents ou non.</li>
</ul>
<table width="99%">
<tbody>
<tr>
<th style="background: #CCC; padding: 10px;">Signes/symptômes les plus fréquents d’une commotion</th>
</tr>
<tr>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 20px; text-align: center;">Rechercher les symptômes suivants MEPCIN :<br />
Mal de tête (pression)<br />
Étourdissement<br />
Problème de concentration<br />
Confusion / désorientation<br />
Intolérance au bruit ou à la lumière<br />
Nausées.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>La perte de connaissance n’est finalement pas le facteur #1, elle n’a d’ailleurs été observée que dans 5% des cas. Il en existe d’autres mais ceux-ci sont les premiers à vérifier et les plus retrouvés. (3)</p>
<p><strong><em>2 – Observer</em></strong></p>
<p>Cette étape consiste à rester vigilant quant à l’apparition des symptômes. Cela implique donc de commencer la période de repos et de consulter un médecin qui fera une évaluation et jugera du retour possible à l’activité.</p>
<p><strong><em>3 – Reprendre progressivement les activités</em></strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5736" style="max-width: 100%;" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2020/02/prise-en-charge-des-commotions-cerebrales-2.jpg" alt="" /></p>
<p>Chacune de ces étapes dure selon la progression des symptômes, selon les recommandations du médecin et en communication avec le milieu dans lequel la personne atteinte évolue. (Étapes 4 et 5)</p>
<p><strong><em>4 – Les évaluations médicales</em></strong></p>
<p>La présence du médecin à chaque étape est essentielle pour une reprise dans les meilleures conditions. Ce dernier devrait procéder à une évaluation selon les recommandations des différentes lignes directrices établies par les gouvernements provinciaux et fédéral.</p>
<p><strong><em>5 – Communiquer </em></strong></p>
<p>La communication est un élément clé essentiel dans la guérison des commotions cérébrales et doit se faire avec la famille, l’école, le travail et les clubs sportifs.</p>
<p><strong><em>Le traitement </em></strong></p>
<p>Le traitement des commotions cérébrales implique l’interdisciplinarité du milieu de la santé. Chaque type de thérapie a un rôle à jouer : médecine traditionnelle, physiothérapie, ergothérapie, psychologie et ostéopathie notamment (à suivre dans un prochain billet pour une mise à jour du billet du 19 Novembre 2015).</p>
<p>Une commotion, même ancienne, peut avoir des répercussions à plusieurs niveaux sur le présent, comme provoquer des maux de tête, des troubles de mémoire, de la difficulté à se concentrer, etc. À répétitions et à plus haut niveau de gravité, les TCC peuvent causer des lésions cérébrales graves : le film « Commotion » avec Will Smith de 2015 est tirée d’une histoire vraie et présente les effets possibles des commotions sur la santé.</p>
<p>N’hésitez donc pas à en parler avec votre médecin pour plus d’informations ou à d’autres professionnels de la santé comme votre ostéopathe pour aider votre corps à se défaire de l’empreinte des commotions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour plus d’informations…</strong></p>
<ol>
<li>Mc Crory et coll. (2017). Consensus statement on concussion in sport—the 5th international conference on concussion in sport held in Berlin, October 2016. British Journal of Sports Medicine, 51, 838-847. <a href="https://bjsm.bmj.com/content/bjsports/51/11/838.full.pdf" target="_blank" rel="noopener">https://bjsm.bmj.com/content/bjsports/51/11/838.full.pdf</a></li>
<li>Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Gouvernement du Québec (2017). <a href="http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/loisir-sport/Protocole_de_gestion_des_commotions_cerebrales_FR.pdf" target="_blank" rel="noopener">http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/loisir-sport/Protocole_de_gestion_des_commotions_cerebrales_FR.pdf</a></li>
<li>Résumé de Castile, Collins, Mc Livain et Comstock, BJSM 2012 disponible à <a href="http://bjsm.bmj.com/content/46/8/603.abstract?sid=048caff4-3d17-407c-8bdd-ed64c7cd8bc3" target="_blank" rel="noopener">http://bjsm.bmj.com/content/46/8/603.abstract?sid=048caff4-3d17-407c-8bdd-ed64c7cd8bc3</a></li>
<li>Il est possible de trouver des informations complémentaires sur le site de la Collaboration Canadienne sur les Commotions Cérébrales (<a href="http://casem-acmse.org/fr/education/cccfr/" target="_blank" rel="noopener">http://casem-acmse.org/fr/education/cccfr/</a>).</li>
<li>L’Université de Laval offre une formation en ligne, adaptée à tous, pour savoir prévenir, détecter, gérer, accéder aux soins et concevoir un protocole de gestion des commotions. (<a href="https://www.fmed.ulaval.ca/mfmu/departement/vie-departementale/nouvelles/details/browse/2/detail/formation-gratuite-sur-les-commotions-cerebrales/?tx_ttnews%5BbackPid%5D=1660&amp;cHash=ac58bacb8f" target="_blank" rel="noopener">https://www.fmed.ulaval.ca/mfmu/departement/vie-departementale/nouvelles/details/browse/2/detail/formation-gratuite-sur-les-commotions-cerebrales/?tx_ttnews%5BbackPid%5D=1660&amp;cHash=ac58bacb8f</a> )</li>
</ol>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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		<item>
		<title>Cohérence cardiaque et douleur chronique</title>
		<link>https://qualita.ca/coherence-cardiaque-et-douleur-chronique-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2019 10:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Séniors]]></category>
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					<description><![CDATA[Douleur chronique Sans rentrer dans toutes les définitions de la douleur chronique, ni dans toutes les subtilités des systèmes et des structures engagées dans le processus de la douleur, il <a href="https://qualita.ca/coherence-cardiaque-et-douleur-chronique-2/" class="more-link">...<span class="screen-reader-text">  Cohérence cardiaque et douleur chronique</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><u><strong>Douleur chronique</strong></u><br />
Sans rentrer dans toutes les définitions de la douleur chronique, ni dans toutes les subtilités des systèmes et des structures engagées dans le processus de<strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5639" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2019/12/chronic-pain-300x200.jpg" alt="Chronic Pain" width="300" height="200" /></strong> la douleur, il est reconnu que la douleur chronique implique des capteurs de douleurs (nocicepteurs). Ces derniers sont situés dans la peau, les tendons, les vaisseaux sanguins, les muscles, les viscères et les os. L’activation de ces nocicepteurs entraine ensuite une transmission du message vers la moelle épinière. En bref, un faux mouvement ou un choc, par exemple, peut entrainer une activation de ces capteurs et produire un message de douleur.</p>
<p><em><strong><u>Que se passe t’il alors dans la douleur chronique ?</u></strong></em><br />
Dû à plusieurs facteurs (état de santé du système nerveux, dysfonction de mobilité de structures anatomiques, l’aspect génétique, etc.), ces capteurs peuvent être soumis à une compression ou à un étirement permanent qui va provoquer leur stimulation. Par conséquent, une activation persistante de ces capteurs va faire en sorte de diminuer le seuil d’activation des cellules nerveuses de la moelle épinière. Avec le temps, ces cellules deviennent de plus en plus sensibles et vont envoyer des messages de douleur au cerveau avec une stimulation des capteurs plus faibles (léger mouvement ou étirement, par exemple). Notons que dans des conditions normales, le message ne serait pas envoyé (santé et mobilité des éléments anatomiques, santé du système nerveux, santé mentale et émotionnelle, etc). Il va sans dire que la douleur chronique implique non seulement les aspects physiologiques évoqués mais également des éléments émotionnels et psychologiques ainsi que le contexte social.</p>
<p><u><strong>Cohérence cardiaque</strong></u><br />
Dans un précédent article, nous avons élaboré avec plus de détails sur <a href="/?p=5622" target="_blank" rel="noopener">le lien entre le système nerveux autonome et la variabilité de la fréquence cardiaque</a>. Précisons que ce système nerveux est subdivisé en systèmes sympathique et parasympathique. D’après les nombreuses études du HeartMath Institute, il est maintenant reconnu que la cohérence cardiaque permet un meilleur tonus du système nerveux parasympathique et notamment en améliorant le flux d’informations nerveux le long du nerf vague. Celui-ci transporte 80% des informations venant du corps vers le cerveau.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5644" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2019/12/cohérance-cardiaque-300x200.jpg" alt="Cohérence cardiaque" width="300" height="200" />En pratiquant la cohérence cardiaque, couplée à des traitements ostéopathiques, il serait possible de favoriser une meilleure respiration en libérant les tensions restreignant la pleine mobilité du diaphragme thoracique (muscle respiratoire principal). Une respiration plus optimale favorise des meilleurs pompages du sang et d’échanges gazeux dans les poumons. Pendant la respiration, l’expulsion du CO2 de nos poumons et l’oxygénation du sang par l’O2 inspiré participent à une meilleure santé cellulaire globale. Il serait donc logique de déduire qu’il y aurait un effet possible cellulaire, en diminuant l’inflammation, tel que présente dans la douleur chronique. Ainsi, l’intensité de la douleur chronique pourrait s’atténuer par la pratique de la cohérence cardiaque.</p>
<p><u><strong>Effet de l’amélioration du trafic nerveux vagal sur la physiologie nerveuse</strong></u><br />
Un des effets notés par la cohérence cardiaque, via l’amélioration du trafic d’influx nerveux vagaux est d’inhiber les chemins neuronaux de la douleur vers le thalamus (une structure nerveuse située au centre du cerveau). Pour vérifier cet aspect, il a été noté dans des études réalisée en 1991 et 1994 par Foreman, que la stimulation vagale produite en pratiquant un état de cohérence cardiaque régulièrement, peut atténuer jusqu’à 60% l’activité des cellules situées dans la moelle épinière le long de fibres reliées au thalamus (tractus spino-thalamiques) diminuant ainsi le message de douleur. Cette observation a été confirmée par des nombreux cliniciens utilisant la technique HeartMath.</p>
<p><u><strong>Effet de la stimulation vagale sur la régulation émotionnelle</strong></u><br />
Le processus de génération, conscientisation et gestion émotionnelle implique de nombreux acteurs anatomiques comme les fascias qui entourent chaque élément anatomique et tissent un réseau de connexions à travers le corps entier et, plusieurs structures du cerveau. L’amygdale qui est une structure profonde du cerveau, est très impliquée dans les mémoires et les peurs. Celle-ci est directement influencée par la variation des battements cardiaques dus aux émotions. Ainsi, la pratique courante de cohérence cardiaque permet de réguler les battements cardiaques. Et, tel que suggéré par diverses études, cette pratique permet de court-circuiter les circuits de réponse rapide, générant des émotions dites « négatives » et favorise les circuits de réponse longue qui fait appel à la pensée afin de « contrôler » ses émotions. Qui n’a pas ressenti une réactivation de ses douleurs lors d’une colère ou d’une tristesse? En effet, des structures nerveuses spécifiques sont également impliquées dans l’aspect émotionnel de la douleur chronique.</p>
<p>En résumé, la pratique de cohérence cardiaque permet de mieux appréhender et gérer la douleur chronique par les voies physiologique et émotionnelle. Votre ostéopathe peut vous conseiller sur ces aspects de la douleur.</p>
<p><u>Références:</u></p>
<ul>
<li>Chandler, M.J., Brennan, T.J., Garrison, D.W., Kim, K.S., Schwartz, P.J. et Foreman, R.D. (1994). A mechanism of cardiac pain suppression by spinal cord stimulation: implications for patients with angina pectoris. Eur Heart J, 14(1), 96-105.</li>
<li>Chandler, M.J., Hobbs, S.F., Bolser, D.C., et Foreman, R.D. (1991). Effects of vagal afferent stimulation on cervical spinothalamic tract neurons in monkeys. Pain, 44(1), 81-87.</li>
<li>Recherches du Heart Math Insititut : <a href="https://www.heartmath.org/research/research-library/" target="_blank" rel="noopener">https://www.heartmath.org/research/research-library/</a></li>
</ul>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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		<title>Variabilité de la fréquence cardiaque et Ostéopathie : une combinaison pour mieux optimiser votre santé globale…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 10:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exercices et conseils]]></category>
		<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
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					<description><![CDATA[La variabilité de la fréquence cardiaque est la capacité du cœur à changer de rythme selon l’activité que l’on fait ou selon les signaux que l’on reçoit de notre environnement. Cette capacité varie d’une personne à une autre. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5626" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2019/12/VFC-et-ostéopathie-300x172.jpg" alt="VFC et ostéopathie" width="350" height="200" />Saviez-vous que votre cœur ne bat pas au même rythme à chaque instant, que la durée entre deux battements de cœur est différente? Faites ce petit test: placez vos deux mains sur votre cœur, ressentez la pulsation, prenez une grande inspiration puis une grande expiration, répétez et observez ce qui se passe.<br />
Notez que le cœur accélère quand on inspire et ralentit quand on expire. C’est cela la<strong> variabilité de la fréquence cardiaque (VFC)</strong>. C’est la capacité du cœur à changer de rythme selon l’activité que l’on fait ou selon les signaux que l’on reçoit de notre environnement. Mais cette capacité varie d’une personne à une autre.<br />
La VFC peut être grande, ce qui signifie que le cœur a une grande marge de manœuvre pour réagir à un signal ou une activité. Cette réaction physiologique correspond à une plus grande résilience et une meilleure santé. Si la VFC est plus faible, cela peut aussi potentiellement signifier des risques plus élevés pour certaines maladies.</p>
<p><strong>Facteurs d’influence de la VFC</strong><br />
La VFC dépend d’une grande quantité de facteurs. Selon Fatisson, Lalonde et Oswald (2016), ces facteurs d’influence peuvent être regroupés en cinq (5) catégories :<br />
&#8211; les facteurs non modifiables comme l’âge ou le genre biologique;<br />
&#8211; les facteurs environnementaux comme le travail et les conditions qui s’y rattachent (stress);<br />
&#8211; les facteurs d’hygiène de vie comme la consommation d’alcool ou de drogues ou l’activité physique;<br />
&#8211; les facteurs physiologiques comme la respiration;<br />
&#8211; les facteurs neuropsychologiques comme l’état émotionnel, entre autres.<br />
Ces mêmes auteurs ont également rapporté que la VFC a été utilisée comme un outil de mesure physiologique pour évaluer l’état de santé générale. En effet, selon les articles analysés dans leur revue de littérature, une faible VFC est associée avec un plus haut risque de maladies cardio-vasculaires et même neurodégénératives. Il est donc primordial de faire en sorte que cette VFC soit la plus optimale pour aider notre corps et notre cœur à être les plus adaptables possible. Cependant et jusqu’à un certain point, on peut récupérer un manque de VFC pour la rendre plus optimale. En effet, il existe plusieurs solutions : bien s’alimenter et s’hydrater, éviter les excès, faire de l’activité physique, méditer, pratiquer la cohérence cardiaque. En bref, pour avoir une bonne variabilité de la fréquence cardiaque, il faut prendre soin de soi. Précisons que, les soins ostéopathiques vont dans ce sens et aident à favoriser l’autorégulation.</p>
<p><strong>Particularité de la VFC</strong><br />
Comment l’évaluation de la VFC peut estimer notre santé globale? Et bien, il fut déterminé que la VFC permet d’évaluer la fonctionnalité de notre système nerveux autonome (SNA) (Vanderlei et coll., 2009). Le SNA est un système nerveux inconscient qui joue un rôle essentiel dans notre capacité d’autorégulation et donc dans notre santé globale, puisqu’il gère nos fonctions vitales : respirer, battement du cœur, digérer, etc. Or, ce système utilise deux voies principales : le système sympathique (rien à voir avec la gentillesse) qui lui va restreindre la digestion, accélérer le cœur pour réagir à un agent stressant voire une menace à notre équilibre, et le système parasympathique qui est plus actif dans nos phases de repos, de digestion, de récupération.<br />
Pour simplifier grandement les modèles connus jusqu’à présent, la VFC permet, par des analyses très complexes qu’il est inutile de détailler ici, d’estimer en quelque sorte le tonus, ou l’activité si vous préférez, de ces deux systèmes. De plus, comme vous le savez sans doute, un des objectifs premiers de l’ostéopathie est de viser à améliorer vos capacités d’autorégulation.</p>
<p><strong>Études ostéopathiques et VFC</strong><br />
Ultimement, plusieurs études ont été menées, dont celles au sein du Collège d’Études Ostéopathiques (CEO) pour déterminer l’effet de certaines techniques ostéopathiques sur la VFC. Certaines de ces études ont évalué l’effet de techniques précises. Plusieurs résultats de ces études démontrent une augmentation du signal pouvant correspondre à celui de l’activité parasympathique (système de récupération) avec des techniques crâniennes (Milnes et Moran, 2007; Shi et coll., 2011; Giles et coll., 2011), des techniques viscérales (Kasis, 2014; Williams-Rickle, 2011) et aussi grâce à un traitement ostéopathique global (Ruffini et coll., 2015).<br />
Au CEO de Montréal, les résultats d’une étude plus récente, non encore publiée, font état pour la première fois que des techniques visant la liberté de mobilité de l’enveloppe fibreuse du cœur (péricarde) peuvent potentiellement conduire à un meilleur équilibre du SNA après plusieurs répétitions hebdomadaires et donc possiblement à une meilleure capacité de récupération.</p>
<p><strong>Pour terminer,</strong><br />
Prenez soin de vous pour maximiser votre VFC. Demandez plus d’informations à votre ostéopathe.</p>
<p><u>Références:</u></p>
<ul>
<li>Fatisson, J., Oswald, V. et Lalonde, F. (2016). Influence diagram of physiological and environmental factors affecting heart rate variability: an extended literature overview. Heart International, 11(1), e32-e40. doi: 10.5301/heartint.5000232</li>
<li>Katsis, E. (2014). The effect of osteopathic treatment of the mesentery of the small intestine on heart rate variability (mémoire non publié pour l&rsquo;obtention du titre de diplomé d&rsquo;ostéopathie), Canadian College of Osteopathy, Toronto, Canada.</li>
<li>Milnes, K. et Moran, R. W. (2007). Physiological effects of a CV4 cranial osteopathic technique on autonomic nervous system function: A preliminary investigation. International Journal of Osteopathic Medicine, 10, 8-17. doi: 10.1016/j.ijosm.2007.01.003</li>
<li>Ruffini, N., D&rsquo;Alessandro, G., Mariani, N., Pollastrelli, A., Cardinali, L. et Cerritelli, F. (2015). Variations of high frequency parameter of heart rate variability following osteopathic manipulative treatment in healthy subjects compared to control group and sham therapy : randomized controlled trial. Frontiers in Neuroscience, 9(272). doi: 10.3389/fnins.2015.00272</li>
<li>Shi, X., Rehrer, S., Prajapati, P., Stoll, S. T., Gamber, R. G. et Downey, H. F. (2011). Effect of Cranial Osteopathic Manipulative Medicine on Cerebral Tissue Oxygenation. JAOA, 111(12), 660-666. Récupéré de : <a href="https://jaoa.org/article.aspx?articleid=2094046" target="_blank" rel="noopener">http://jaoa.org/article.aspx?articleid=2094046</a></li>
<li>Vanderlei, L. C. M., Pastre, C. M., Hoshi, R. A., Carvalho, T. D. d. et Godoy, M. F. d. (2009). Basic notions of heart rate variability and its clinical applicability. Revista Brasileira de Cirurgia Cardiovascular, 24(2), 205-217. doi: 10.1590/S0102-76382009000200018</li>
<li>Williams-Rickle, R. (2011). The effect of a Hoover technique for the heart and the pericardium on heart rate variability (mémoire non publié pour l&rsquo;obtention du diplome d&rsquo;ostéopathie), Collège d&rsquo;Études Ostéopathiques, Montréal, Canada.</li>
</ul>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ostéopathie dans le champ viscéral: une autre preuve de son utilité</title>
		<link>https://qualita.ca/osteopathie-dans-le-champ-visceral-une-autre-preuve-de-son-utilite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 21:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
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					<description><![CDATA[Tout récemment, un groupe de chercheurs de plusieurs universités brésiliennes a publié dans le journal Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine, une étude mettant en avant les bénéfices possibles de l’ostéopathie dans le champ viscéral.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout récemment, un groupe de chercheurs de plusieurs universités brésiliennes (De Oliveira et coll.) a publié dans le journal <em>Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine</em>, <a href="https://www.hindawi.com/journals/ecam/2018/4929271/abs/" target="_blank" rel="noopener">une étude</a> mettant en avant les bénéfices possibles de l’ostéopathie dans le champ viscéral.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5612 size-medium" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2019/12/traitement-visceral-300x200.jpg" alt="traitement visceral en ostéopathie" width="300" height="200" />Ces chercheurs brésiliens ont mené une étude avec un contrôle placébo, sur une population souffrant de douleur cervicale chronique non spécifique et de dyspepsie (ensemble de douleurs/malaises dans la région de l’estomac/foie et du début de l’intestin). Un point particulièrement intéressant et pertinent est que cette étude fut menée <u>à double aveugle</u>: les sujets en douleur ne savaient pas s’ils recevaient un traitement vrai ou placébo et les évaluateurs assignés à collecter les données ne savaient pas s’ils évaluaient des patients du groupe placébo (recevant le traitement placébo) ou des patients du groupe expérimental (recevant le traitement ostéopathique). Ce type de protocole de recherche permet de mieux isoler l’effet du vrai traitement de l’effet placébo, même si l’étude ne visait à explorer les effets d’une seule session.<br />
Le traitement placébo consistait donc uniquement à poser les mains (du thérapeute) sur le ventre du patient. Le traitement ostéopathique viscéral était composé d’une technique visant à redonner de la mobilité à l’estomac, suivie d’une autre technique visant celle du foie.</p>
<p>Pour déterminer l’effet de ces techniques, les chercheurs ont mesuré plusieurs paramètres :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none;"></li>
<li> la mobilité du cou en mesurant l’amplitude des mouvements de flexion/extension, flexion latérale gauche/droite et de rotation gauche/droite, à l’aide d’un goniomètre;</li>
<li>l’activité du muscle trapèze supérieur (celui qui relie le derrière de la tête aux omoplates et qui se retrouve souvent bien tendus chez de nombreux patients) par électromyographie (EMG);</li>
<li>la douleur en utilisant un questionnaire spécifique à la région cervicale (le <em>Numeric Pain Rating Scale</em>).</li>
</ul>
<p>Ces variables ont été mesurées juste avant le traitement, immédiatement après le traitement et une semaine plus tard. Et les résultats obtenus sont particulièrement intéressants, même pour une seule session ostéopathique.</p>
<p>En effet, l’analyse statistique du score de douleur a révélé que les deux groupes (expérimental et placébo) se sont améliorés juste après le traitement mais seul l’amélioration du groupe expérimental a perduré une semaine plus tard et ce, de façon significative (différence non due au hasard).</p>
<p>De plus, en évaluant la mobilité du cou, seul le groupe expérimental a pu améliorer l’extension et la flexion latérale droite immédiatement après le traitement et la flexion latérale gauche une semaine plus tard. Les autres mouvements n’ont pas révélé de différence significative. Finalement, l’amplitude d’EMG du trapèze supérieur a augmenté significativement immédiatement après le traitement dans le groupe expérimental et encore davantage 7 jours plus tard. Précisons qu’une grande amplitude d’EMG permet de prédire une meilleure adaptation du muscle (Vigotsky et coll., 2018).</p>
<p>Grâce aux résultats obtenus, les chercheurs de cette étude, ont pu mettre en évidence <strong>l’efficacité des techniques ostéopathiques à visée viscérale</strong> (estomac et foie) sur des patients souffrant de douleur cervicale et de dyspepsie, avec une seule session. Ils suggèrent également que ce type de douleur pourrait être due à des viscéro-réflexes (douleur réflexe quand un viscère est affecté).</p>
<p>Les résultats sur la douleur concordent avec plusieurs autres études déjà publiées sur la douleur en ostéopathie, tandis que ceux sur la mobilité cervicale permettent d’apporter une meilleure compréhension des mécanismes physiologiques sous-tendant les actions ostéopathiques.<br />
Il serait donc intéressant de remettre ces techniques ostéopathiques viscérales dans un contexte de traitement ostéopathique complet ou encore d’observer leurs effets à plus long terme ou avec répétition du traitement.</p>
<p>Finalement, cette première étude en ostéopathie dans le champ viscéral sur la douleur cervicale est donc très prometteuse de l’efficacité de ce type d’approche, qui a potentiellement beaucoup à offrir.</p>
<p><u>Références:</u></p>
<ul>
<li>Vigotsky, A. D., Halperin, I., Lehman, G. J., Trajano G. S. et Viera, T. M. (2018). Interpreting Signal Amplitudes in Surface Electromyography Studies in Sport and Rehabilitation Sciences. <em>Frontiers in Physiology.</em> Doi : <a href="https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fphys.2017.00985/full" target="_blank" rel="noopener">/10.3389/fphys.2017.009</a></li>
<li>De Oliveira Silva, A. C., Biasotto-Gonzalez, D. A., Monteiro Oliveira, F. H., Oliviera Andrade, A., Fidelis de Paula Gomes, C. A., de Cordoba Lanza, F., Ferriera Amorim, C. et Politti, F. (2019). Effect of Osteopathic Visceral Manipulation on Pain, Cervical Range of Motion, and Upper Trapezius Muscle Activity in Patients with Chronic Nonspecific Neck Pain and Functional Dyspepsia: A Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Pilot Study. <em>Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine.</em> Doi : 10.1155/2018/4929271</li>
</ul>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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		<item>
		<title>Pourquoi l&#8217;ostéopathe s&#8217;intéresse à votre ventre?</title>
		<link>https://qualita.ca/pourquoi-losteopathe-sinteresse-a-votre-ventre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Dubuc, D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2018 19:11:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;ostéopathe s&#8217;intéresse essentiellement à relancer la mobilité du corps pour permettre la meilleure fonction possible de toutes ses parties. Il observe autant la mobilité grossière, comme celle des articulations du <a href="https://qualita.ca/pourquoi-losteopathe-sinteresse-a-votre-ventre/" class="more-link">...<span class="screen-reader-text">  Pourquoi l&#8217;ostéopathe s&#8217;intéresse à votre ventre?</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5481 size-full" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2018/11/Osteopathie_abdomen.jpg" alt="" width="350" height="233" /></p>
<p>L&rsquo;ostéopathe s&rsquo;intéresse essentiellement à <strong>relancer la mobilité du corps</strong> pour<br />
permettre la meilleure fonction possible de toutes ses parties. Il observe autant la mobilité grossière, comme celle des articulations du dos, du cou, du bassin et des membres, que celle plus fine du crâne et des organes internes.<br />
Une certaine perte de capacité de mouvement des organes de l’abdomen pourrait entraîner un affaiblissement de la fonction digestive. Elle pourrait également altérer l’équilibre musculo-squelettique d’une partie ou de l’ensemble du corps. Effectivement, d’un point de vue ostéopathique, on considère que toute partie du corps présentant une mobilité anormale peut affecter les autres parties d’une manière ou d’une autre. Ainsi, d’une rétraction des tissus abdominaux internes pourraient naître des adaptations posturales compensatoires qui nuiraient à l’équilibre biomécanique du corps à court, moyen et long terme.</p>
<p>Par exemple, l’inflammation causée par des intolérances alimentaires ou par une infection peut entraîner, avec le temps, une rétraction ou un accolement de certains tissus internes de l’abdomen. Ajoutons que la présence <u>d’adhérences péritonéales</u> est encore plus dommageable pour la synergie du mouvement des viscères abdominaux. Les adhérences, ces ponts de néo-tissu entre deux surfaces de péritoine, se forment principalement à la suite d’interventions chirurgicales abdomino-pelviennes. En effet, les laparotomies comme les césariennes présentent une incidence de 90 % de formation d’adhérences péritonéales. Légèrement moins intrusives, les laparoscopies entraînent néanmoins 45 % d’adhérences<br />
péritonéales <u>(Ouaïssia et al., 2012)</u>.</p>
<p>Enfin, l&rsquo;ostéopathe s’applique à apprécier les rétractions tissulaires et à tenter de les relâcher manuellement. De cette manière, il peut, entre autres, contribuer à libérer le <strong>glissement entre les organes abdominaux</strong> et favoriser ainsi leur libre mouvement. Cette remise en mouvement pourrait permettre au corps d’amoindrir les compensations posturales pour retrouver un meilleur équilibre et diminuer les douleurs.<br />
Ainsi, l’origine de certaines douleurs musculo-squelettiques récentes ou chroniques pourraient venir d’une source plus profonde et ancienne qu’on ne pourrait le croire. C’est pourquoi l’ostéopathe s’attarde à faire une anamnèse de chaque personne qui le consulte afin de trouver les meilleures pistes de traitement et à effectuer un bilan ostéopathique global et spécifique.</p>
<p>En dernier lieu, mentionnons que l&rsquo;enveloppe de l&rsquo;intestin, qu&rsquo;on appelle aussi le mésentère, formé du tissu qu’on nomme le péritoine, a été l’objet d’études scientifiques. On a récemment avancé que le mésentère serait un organe à part entière, donc qu’il possèderait des fonctions qui lui sont propres (Coffey et al., 2016). Entre autres, on a observé qu’il contribue à la réponse immunitaire de l’abdomen et que celle-ci est intimement liée autant à la <u>réponse immunitaire</u> de l’intestin qu’à la réponse immunitaire systémique (Revillard, 2001). À la lumière de ces recherches, on pourrait penser qu’un abdomen libre de tensions aurait une meilleure réponse immunitaire. Quelque soit l’issue des prochaines recherches, comme le prône l’ostéopathie, mieux vaut avoir un corps libéré de ses entraves, qui fonctionne au meilleur de ses capacités, afin de tenir au loin les inconforts physiques et d’éventuels troubles de santé plus sérieux.</p>
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		<item>
		<title>Le bruxisme</title>
		<link>https://qualita.ca/le-bruxisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Frédéric Parain, D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 16:09:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exercices et conseils]]></category>
		<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
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					<description><![CDATA[Stress, colère, angoisse, sont des états psychologiques qui caractérisent nos sociétés modernes pour faire face à la vie quotidienne. Certains font du sport, d’autres consultent un(e) psychologue et d’autres, n’arrivant <a href="https://qualita.ca/le-bruxisme/" class="more-link">...<span class="screen-reader-text">  Le bruxisme</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5391 size-medium" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2018/03/Ambiance-bruxisme-300x200.jpg" alt="le bruxisme et l'ostéopathie" width="300" height="200" /></p>
<p>Stress, colère, angoisse, sont des états psychologiques qui caractérisent nos sociétés modernes pour faire face à la vie quotidienne. Certains font du sport, d’autres consultent un(e) psychologue et d’autres, n’arrivant pas à gérer cet état et grincent des dents.<br />
Le terme bruxisme caractérise médicalement le fait de serrer de manière inconsciente les dents. En médecine dentaire, le bruxisme est caractérisé par des contractions involontaires et inconscientes des muscles masticateurs en dehors de la fonction physiologique (mastication ou déglutition) engendrant de graves conséquences oro-faciales. Précisons que les grincements peuvent apparaitre soit lorsque la personne est éveillée (bruxisme diurne), soit lorsque la personne est endormie (bruxisme nocturne).<br />
On différencie deux types de bruxismes :</p>
<ul>
<li>Le bruxisme centré ou Clenching : le patient serre des dents de manière centrée sans mouvements horizontaux de la mâchoire (serrement des dents sans frottements)</li>
<li>Le bruxisme excentré ou Grinding : en plus d’avoir un serrement de dent, on remarquera aussi un déplacement de la mâchoire selon un axe horizontal, créant ainsi un véritable bruit de grincement.</li>
</ul>
<blockquote><p>«On grince des dents quand on ne peut pas mordre, ce qu’on a envie de mordre» (Bonaparte 1952)</p></blockquote>
<p>Quels sont les facteurs favorisant l’apparition des grincements de dents?</p>
<ul>
<li>Un état de stress et d’anxiété exacerbé. Lors de cet état, un fort taux de dopamine (précurseur de l’adrénaline) sera sécrété, ce qui permet de préparer les muscles des mâchoires à des contractions hors-normes;</li>
<li>Une malocclusion. C’est-à-dire un mauvais engrenage des dents de la mandibule (dents du bas) par rapport aux dents maxillaires (dents du haut);</li>
<li>Certaines parasitoses peuvent être un facteur déclenchant du bruxisme chez les enfants (NADLER ,1957);</li>
<li>Après la consommation d’alcool, de tabac ou de caféine;</li>
<li>Lors de certains troubles du sommeil, tel que l’apnée du sommeil, par exemple;</li>
<li>Lors de la prise de certains médicaments (notamment les psychostimulants dopaminergiques);</li>
<li>Les crises d’allergies peuvent favoriser l’apparition du bruxisme;</li>
<li>Prédisposition génétique : certaines pistes de recherches laisseraient à penser qu’il y aurait une corrélation entre un parent qui bruxe et un enfant qui bruxe.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Quels sont les signes qui nous amènent à penser qu’une personne grince des dents ?</span><br />
Si vous notez chez une personne une usure dentaire, une « pulpe dentaire » qui se meurt, un épaississement de l’os alvéolaire (os qui entoure la dent épaissit), des gingivites (inflammation de la gencive), des muscles masticateurs hyperdéveloppés (muscles des joues), des craquements de la mâchoire , une fatigue inexpliquée le matin malgré une nuit de sommeil normale, des douleurs articulaires ou musculaires apparaissant dans le cou, les épaules ou le le dos, alors, il se peut fortement que cette personne souffre de bruxisme.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Quels sont les traitements et les solutions proposés en médecine?</span><br />
En médecine dentaire, on vérifiera votre occlusion, et on pourra, le cas échéant vous proposer une plaque occlusale. Aussi, des traitements pharmacologiques pourront vous être proposées par votre médecin ou dentiste tel que des myorelaxants, des antidépresseurs , des injections de botox sur les muscles masticateurs. Ces solutions ont pour but de travailler directement sur le relâchement rapide des mâchoires. De plus, on pourra vous proposer d’apprendre à gérer votre niveau de stress par l’activité.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">En quoi consiste le travail en ostéopathie ?</span><br />
En ostéopathie, l’objectif sera de répertorier et de travailler sur les causes du bruxisme sans en négliger les conséquences mécaniques néfastes que peut produire ce bruxisme sur le reste du corps. Ainsi, il est facile d’identifier deux causes majeures au bruxisme sur lesquelles votre ostéopathe pourra intervenir :<br />
<span style="text-decoration: underline;">L’anxiété, le stress</span> : la diminution de cet état se fera par l’utilisation de techniques crâniennes (régulation du rythme crânien, libération des contraintes mécaniques du crane…) ou des techniques musculo-articulaires. Aussi, une personne avec moins de tension physique sera plus à même à gérer un stress psychologique.<br />
<span style="text-decoration: underline;">Le travail sur le système musculaire et articulaire de la mâchoire</span> : Comme il a été dit plus haut, une mauvaise occlusion, un mauvais engrainage dentaire peut être l’origine des grincements des serrements des dents. En ostéopathie, notre objectif sera donc de travailler sur le positionnement des articulations de la mâchoire (Articulation Temporo-Mandibulaire) par différentes manœuvres ostéopathiques.<br />
Il est aussi important de voir aux conséquences néfastes du bruxisme en ostéopathie. Le fait de serrer ou de grincer de manière intense les dents engendre des tensions articulaires et musculaires ailleurs que dans les mâchoires. Voici un exemple illustrant l’implication des mouvements masticatoires sur les vertèbres du cou.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">‘Ex : il est très facile de vérifier par vous-même ce point.<br />
Mettez simplement vos doigts sur votre nuque. Maintenant, contracter fort les mâchoires. Vous devriez sentir des petites contractions musculaires sous vos doigts.’‘Dans le corps, tout est en lien ou presque.’</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Notons qu’il existe des chaines musculaires (ensemble de muscles travaillant en synergie) ainsi que des relations mécaniques qui mettent en rapport la mâchoire, avec le cou, les épaules, le dos, le thorax. Certains bruxomanes se plaignent de migraines, de cervicalgies, de dorsalgies, de douleurs aux l’épaules. En ostéopathie, notre but sera de déterminer et de travailler sur ces chaines de dysfonctions partant de la mâchoire et se répercutant sur les différents autres systèmes (épaule thorax cou, bassin). Celles-ci pourront même engendrer un débalancement de la posture. L’inverse est aussi vrai! Des dysfonctions mécaniques de votre corps peuvent engendrer un débalancement de la machoire, participant de près ou de loin à l’apparition des crises de bruxisme. Par exemple, une tendinite d’épaule peut engendrer des tensions/retractions musculaires impliquant le cou et la mâchoire. L’art de votre ostéopathe sera donc de déterminer ce qui est la cause et la conséquence.</p>
<p style="text-align: justify;">En dernier lieu, mentionnons qu’il est donc intéressant de travailler en étroite collaboration avec un dentiste, un psychologue et un ostéopathe afin d’apporter au patient une solution notable et durable à ce problème.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Références :</span></p>
<ul>
<li>F. PARAIN, Ostéopathe D.O. : Bruxisme excentré et dysfonctions de la ceinture scapulaire ; Soutenu à I.S.O. Aix-en-Provence, le 22 décembre 2007.</li>
<li>J.M. LANDOUZY : Les A.T.M., évaluation, traitement odontologiques et ostéopathiques; Aix-en-Provence, France : VERLAQUE.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
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