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	<title>Recherches en ostéopathie | Qualita</title>
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		<title>Prise en charge des commotions cérébrales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 11:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Sportifs]]></category>
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					<description><![CDATA[Une commotion cérébrale peut arriver à toutes et tous. Il suffit que d’un simple choc subit à la tête. Il existe différents niveaux de sévérité ainsi qu’une variabilité des signes et symptômes selon l’impact. Il est important de suivre certaines étapes afin d’assurer un bon suivi post choc. Entre autre, une évaluation médicale et une prise en charge s’avèreront nécessaire.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’intérêt pour les commotions cérébrales est grandissant depuis quelques temps. Jusqu’à peu, il était encore difficile de savoir ce que c’est, comment les prévenir, ni comment les faire traiter. Les choses ont bien changé heureusement. Un consensus mondial sur la gestion des commotions a été obtenu lors d’une conférence internationale sur les commotions dans le sport à Berlin en Octobre 2016 (1).</p>
<p>Le concept de la commotion cérébrale, développé en médecine du sport et qui regroupe en fait l’ensemble de signes et symptômes est à rapprocher avec le traumatisme cranio-cérébral (TCC) qui se se définit selon cinq (5) caractéristiques bien précises : durée de la perte de conscience, résultat obtenu à l’échelle de Glasgow à l’urgence, lésions objectives (fractures ou autres), l’examen neurologique et l’amnésie post-traumatique. Il existe donc trois (3) degrés de sévérité des TCC, de léger (TCCL) à sévère selon les signes et symptômes.</p>
<p>Un TCCL survient lorsque le cerveau se heurte à la boite crânienne, il suffit simplement d’un choc reçu à la tête ou au corps. La force reçue lors de l’impact va se propager dans le corps et peut se répercuter jusqu’au crâne, comme par exemple lors d’une chute sur les fesses dans les escaliers…</p>
<p>Lorsqu’un incident survient, il convient d’observer des consignes particulières pour la prise en charge des TCCL, comme dans le protocole de gestions des commotions cérébrales pour le milieu de l’éducation et dans le cadre des activités sportives et récréatives (2).  Celui-ci peut être adapté à toute situation car <strong>une commotion peut arriver à toutes et tous.</strong></p>
<p><strong><em>1 – Détecter </em></strong></p>
<ul>
<li>La première des choses à faire est de signaler l’incident, qu’il y ait symptômes ou non car ceux-ci peuvent se manifester <strong>dans un délai de 48h</strong>.</li>
<li>Dans le cas d’une activité récréative ou sportive, il faut ensuite retirer le participant de cette dernière. Ceci implique de ne pas le laisser seul ou de le diriger vers le personnel soignant.</li>
<li>Parallèlement à cela, il faut continuer de surveiller si des symptômes sont présents ou non.</li>
</ul>
<table width="99%">
<tbody>
<tr>
<th style="background: #CCC; padding: 10px;">Signes/symptômes les plus fréquents d’une commotion</th>
</tr>
<tr>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 20px; text-align: center;">Rechercher les symptômes suivants MEPCIN :<br />
Mal de tête (pression)<br />
Étourdissement<br />
Problème de concentration<br />
Confusion / désorientation<br />
Intolérance au bruit ou à la lumière<br />
Nausées.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>La perte de connaissance n’est finalement pas le facteur #1, elle n’a d’ailleurs été observée que dans 5% des cas. Il en existe d’autres mais ceux-ci sont les premiers à vérifier et les plus retrouvés. (3)</p>
<p><strong><em>2 – Observer</em></strong></p>
<p>Cette étape consiste à rester vigilant quant à l’apparition des symptômes. Cela implique donc de commencer la période de repos et de consulter un médecin qui fera une évaluation et jugera du retour possible à l’activité.</p>
<p><strong><em>3 – Reprendre progressivement les activités</em></strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5736" style="max-width: 100%;" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2020/02/prise-en-charge-des-commotions-cerebrales-2.jpg" alt="" /></p>
<p>Chacune de ces étapes dure selon la progression des symptômes, selon les recommandations du médecin et en communication avec le milieu dans lequel la personne atteinte évolue. (Étapes 4 et 5)</p>
<p><strong><em>4 – Les évaluations médicales</em></strong></p>
<p>La présence du médecin à chaque étape est essentielle pour une reprise dans les meilleures conditions. Ce dernier devrait procéder à une évaluation selon les recommandations des différentes lignes directrices établies par les gouvernements provinciaux et fédéral.</p>
<p><strong><em>5 – Communiquer </em></strong></p>
<p>La communication est un élément clé essentiel dans la guérison des commotions cérébrales et doit se faire avec la famille, l’école, le travail et les clubs sportifs.</p>
<p><strong><em>Le traitement </em></strong></p>
<p>Le traitement des commotions cérébrales implique l’interdisciplinarité du milieu de la santé. Chaque type de thérapie a un rôle à jouer : médecine traditionnelle, physiothérapie, ergothérapie, psychologie et ostéopathie notamment (à suivre dans un prochain billet pour une mise à jour du billet du 19 Novembre 2015).</p>
<p>Une commotion, même ancienne, peut avoir des répercussions à plusieurs niveaux sur le présent, comme provoquer des maux de tête, des troubles de mémoire, de la difficulté à se concentrer, etc. À répétitions et à plus haut niveau de gravité, les TCC peuvent causer des lésions cérébrales graves : le film « Commotion » avec Will Smith de 2015 est tirée d’une histoire vraie et présente les effets possibles des commotions sur la santé.</p>
<p>N’hésitez donc pas à en parler avec votre médecin pour plus d’informations ou à d’autres professionnels de la santé comme votre ostéopathe pour aider votre corps à se défaire de l’empreinte des commotions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour plus d’informations…</strong></p>
<ol>
<li>Mc Crory et coll. (2017). Consensus statement on concussion in sport—the 5th international conference on concussion in sport held in Berlin, October 2016. British Journal of Sports Medicine, 51, 838-847. <a href="https://bjsm.bmj.com/content/bjsports/51/11/838.full.pdf" target="_blank" rel="noopener">https://bjsm.bmj.com/content/bjsports/51/11/838.full.pdf</a></li>
<li>Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Gouvernement du Québec (2017). <a href="http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/loisir-sport/Protocole_de_gestion_des_commotions_cerebrales_FR.pdf" target="_blank" rel="noopener">http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/loisir-sport/Protocole_de_gestion_des_commotions_cerebrales_FR.pdf</a></li>
<li>Résumé de Castile, Collins, Mc Livain et Comstock, BJSM 2012 disponible à <a href="http://bjsm.bmj.com/content/46/8/603.abstract?sid=048caff4-3d17-407c-8bdd-ed64c7cd8bc3" target="_blank" rel="noopener">http://bjsm.bmj.com/content/46/8/603.abstract?sid=048caff4-3d17-407c-8bdd-ed64c7cd8bc3</a></li>
<li>Il est possible de trouver des informations complémentaires sur le site de la Collaboration Canadienne sur les Commotions Cérébrales (<a href="http://casem-acmse.org/fr/education/cccfr/" target="_blank" rel="noopener">http://casem-acmse.org/fr/education/cccfr/</a>).</li>
<li>L’Université de Laval offre une formation en ligne, adaptée à tous, pour savoir prévenir, détecter, gérer, accéder aux soins et concevoir un protocole de gestion des commotions. (<a href="https://www.fmed.ulaval.ca/mfmu/departement/vie-departementale/nouvelles/details/browse/2/detail/formation-gratuite-sur-les-commotions-cerebrales/?tx_ttnews%5BbackPid%5D=1660&amp;cHash=ac58bacb8f" target="_blank" rel="noopener">https://www.fmed.ulaval.ca/mfmu/departement/vie-departementale/nouvelles/details/browse/2/detail/formation-gratuite-sur-les-commotions-cerebrales/?tx_ttnews%5BbackPid%5D=1660&amp;cHash=ac58bacb8f</a> )</li>
</ol>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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		<item>
		<title>Traitement ostéopathique des commotions cérébrales</title>
		<link>https://qualita.ca/traitement-osteopathique-des-commotions-cerebrales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2020 20:22:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
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					<description><![CDATA[Plusieurs études ont évalué les effets bénéfiques de l’ostéopathie par rapport aux traitements des commotions cérébrales. Les séquelles de commotions, à court et à long terme, peuvent créer des dommages à différents niveaux, et possiblement maintenir pendant longtemps un syndrome post-commotionnel d’une sévérité variable (maux de tête, troubles de mémoire, difficulté à se concentrer, etc). Ainsi, une approche multi-disciplinaire s’avère importante dans la prise en charge thérapeutique post commotionnelle.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’ostéopathie est une médecine traditionnelle douce, alternative, basée sur plusieurs principes importants. L’ostéopathe va dégager les structures limitant la physiologie et l’auto-guérison de chaque patient par des manœuvres manuelles précises.</p>
<p>Dans le cas de commotions cérébrales, il va faire en sorte de :</p>
<ul>
<li>libérer les <strong>blocages ou ralentissements de motilité du crâne</strong> pour permettre une pleine flexibilité de la boite crânienne et ainsi donner la plus grande liberté de mouvement au cerveau mais aussi améliorer la <strong>circulation du liquide céphalo-rachidien</strong> (LCR) pour favoriser la guérison de la matière cérébrale elle-même;</li>
<li>relâcher toutes les tensions possibles sur les <strong>structures osseuses, musculaires et cérébrales</strong> qui peuvent affecter la vascularisation du crâne pour ainsi permettre le drainage du crâne optimal. En effet, des produits de toxicité peuvent être issus de la réaction de la matière nerveuse suite au choc contre la boite crânienne (Corps, Roth et McGavern, 2015);</li>
<li>vérifier <strong>aussi la mobilité du reste du corps</strong>; c’est-à-dire, la colonne vertébrale, le bassin, et toutes articulations qui auraient pu subir un choc lors de l’impact;</li>
<li>s’assurer que la <strong>force d’impact du choc</strong>, peu importe où il a eu lieu, soit éliminée du corps afin que ce dernier n’en soit pas affecté.</li>
</ul>
<p>Ces principes de traitement ont été investigués et plusieurs études ont évalué les effets bénéfiques de l’ostéopathie pour le traitement des commotions cérébrales. En 2016, Guernsey, Leder et Yao, ont rapporté une étude de cas dans laquelle une jeune femme de 27 ans a pu récupérer et améliorer ses symptômes post-commotionnels relativement rapidement grâce à une série de traitements ostéopathiques.</p>
<p>D’autres rapports de cas ont été également publiés pour supporter l’apport de l’ostéopathie dans le traitement des commotions cérébrales (Castillo et coll., 2016 et Science Daily, 2016). Plusieurs autres études ont aussi été conduites au Collège d’Études Ostéopathiques de Montréal (osteopathiecanada.ca) et ont aussi obtenu des <strong>résultats positifs très encourageants</strong>.</p>
<p>Et encore plus récemment, en 2018, une étude pilote a même permis d’établir la sécurité de l’approche ostéopathique crânienne pour la gestion du syndrome post-commotionnel<strong>, en conjonction avec l’approche conventionnelle</strong> (Patel et Sabini, 2018). Cette dernière étude souligne particulièrement l’importance d’une approche <strong>multi-disciplinaire</strong>.</p>
<p>Ainsi, toutes ces études tendent à suggérer qu’il est pertinent d’inclure <strong>l’approche ostéopathique</strong> pour le traitement des commotions cérébrales. Cependant, d’autres études sont encore nécessaires pour supporter ces premiers résultats. D’ailleurs, au Québec, une étude est actuellement menée par Kyla Demers à l’Université Concordia pour le traitement ostéopathique des commotions chez les sportifs.</p>
<p>Le film « Commotion » avec Will Smith en 2015 est tirée d’une histoire vraie et présente les effets possibles des commotions sur la santé des joueurs de football ayant subi des commotions répétées. Les séquelles de commotions, à court et à long terme, peuvent créer des dommages à différents niveaux, et possiblement maintenir pendant longtemps un syndrome post-commotionnel (maux de tête, troubles de mémoire, difficulté à se concentrer, etc).</p>
<p>Que vous considériez ou non, l’ostéopathie comme approche thérapeutique pour le traitement de vos commotions récentes ou passées, n’hésitez pas à vous <strong>renseigner.</strong> Votre ostéopathe peut vous aider à prendre une décision libre et éclairée et il peut vous informer sur les lignes directrices des traitements ostéopathiques.</p>
<p>Il est nécessaire <strong>en cas de doute, de consulter votre médecin</strong> et de <strong>suivre le protocole</strong> établi par le consensus de Berlin en 2016 et les lignes directrices adoptées par le Québec pour la gestion des commotions (voir article précédent).</p>
<p><strong>Pour plus d’informations…</strong></p>
<ul>
<li>Il est possible de trouver des informations complémentaires sur le site de la Collaboration Canadienne sur les Commotions Cérébrales (<a href="http://casem-acmse.org/fr/education/cccfr/" target="_blank" rel="noopener">http://casem-acmse.org/fr/education/cccfr/</a>).</li>
<li>L’Université de Laval offre une formation en ligne, adaptée à tous, pour savoir prévenir, détecter, gérer, accéder aux soins et concevoir un protocole de gestion des commotions. (<a href="https://www.fmed.ulaval.ca/mfmu/departement/vie-departementale/nouvelles/details/browse/2/detail/formation-gratuite-sur-les-commotions-cerebrales/?tx_ttnews%5BbackPid%5D=1660&amp;cHash=ac58bacb8f" target="_blank" rel="noopener">https://www.fmed.ulaval.ca/mfmu/departement/vie-departementale/nouvelles/details/browse/2/detail/formation-gratuite-sur-les-commotions-cerebrales/?tx_ttnews%5BbackPid%5D=1660&amp;cHash=ac58bacb8f</a> )</li>
<li>Résumé de Castile, Collins, Mc Livain et Comstock, (2012). The epidemiology of new versus recurrent sports concussions among high school athletes, 2005–2010, Brit J Sports Med, 46(8), doi : <a href="http://dx.doi.org/10.1136/bjsports-2011-090115" target="_blank" rel="noopener">10.1136/bjsports-2011-090115</a>. Disponible à <a href="http://bjsm.bmj.com/content/46/8/603.abstract?sid=048caff4-3d17-407c-8bdd-ed64c7cd8bc3" target="_blank" rel="noopener">http://bjsm.bmj.com/content/46/8/603.abstract?sid=048caff4-3d17-407c-8bdd-ed64c7cd8bc3</a></li>
<li>Castillo, Wolf et Rakowsky, (2016). Concussions and Osteopathic Manipulative Treatment: An Adolescent Case Presentation, J Am Osteopath Assoc, 116, 178-181. doi:10.7556/jaoa.2016.034. Disponible à <a href="http://jaoa.org/article.aspx?articleid=2498827" target="_blank" rel="noopener">http://jaoa.org/article.aspx?articleid=2498827</a></li>
<li>Corps, Roth et McGavern. (2015). Inflammation and neuroprotection in traumatic brain injury. <em>JAMA Neurol.</em>, <em>72</em>(3), 355-362. doi:10.1001/jamaneurol.2014.3558. <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5001842/pdf/nihms809839.pdf" target="_blank" rel="noopener">https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5001842/pdf/nihms809839.pdf</a></li>
</ul>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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		<item>
		<title>Cohérence cardiaque et douleur chronique</title>
		<link>https://qualita.ca/coherence-cardiaque-et-douleur-chronique-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2019 10:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Séniors]]></category>
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					<description><![CDATA[Douleur chronique Sans rentrer dans toutes les définitions de la douleur chronique, ni dans toutes les subtilités des systèmes et des structures engagées dans le processus de la douleur, il <a href="https://qualita.ca/coherence-cardiaque-et-douleur-chronique-2/" class="more-link">...<span class="screen-reader-text">  Cohérence cardiaque et douleur chronique</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><u><strong>Douleur chronique</strong></u><br />
Sans rentrer dans toutes les définitions de la douleur chronique, ni dans toutes les subtilités des systèmes et des structures engagées dans le processus de<strong><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5639" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2019/12/chronic-pain-300x200.jpg" alt="Chronic Pain" width="300" height="200" /></strong> la douleur, il est reconnu que la douleur chronique implique des capteurs de douleurs (nocicepteurs). Ces derniers sont situés dans la peau, les tendons, les vaisseaux sanguins, les muscles, les viscères et les os. L’activation de ces nocicepteurs entraine ensuite une transmission du message vers la moelle épinière. En bref, un faux mouvement ou un choc, par exemple, peut entrainer une activation de ces capteurs et produire un message de douleur.</p>
<p><em><strong><u>Que se passe t’il alors dans la douleur chronique ?</u></strong></em><br />
Dû à plusieurs facteurs (état de santé du système nerveux, dysfonction de mobilité de structures anatomiques, l’aspect génétique, etc.), ces capteurs peuvent être soumis à une compression ou à un étirement permanent qui va provoquer leur stimulation. Par conséquent, une activation persistante de ces capteurs va faire en sorte de diminuer le seuil d’activation des cellules nerveuses de la moelle épinière. Avec le temps, ces cellules deviennent de plus en plus sensibles et vont envoyer des messages de douleur au cerveau avec une stimulation des capteurs plus faibles (léger mouvement ou étirement, par exemple). Notons que dans des conditions normales, le message ne serait pas envoyé (santé et mobilité des éléments anatomiques, santé du système nerveux, santé mentale et émotionnelle, etc). Il va sans dire que la douleur chronique implique non seulement les aspects physiologiques évoqués mais également des éléments émotionnels et psychologiques ainsi que le contexte social.</p>
<p><u><strong>Cohérence cardiaque</strong></u><br />
Dans un précédent article, nous avons élaboré avec plus de détails sur <a href="/?p=5622" target="_blank" rel="noopener">le lien entre le système nerveux autonome et la variabilité de la fréquence cardiaque</a>. Précisons que ce système nerveux est subdivisé en systèmes sympathique et parasympathique. D’après les nombreuses études du HeartMath Institute, il est maintenant reconnu que la cohérence cardiaque permet un meilleur tonus du système nerveux parasympathique et notamment en améliorant le flux d’informations nerveux le long du nerf vague. Celui-ci transporte 80% des informations venant du corps vers le cerveau.</p>
<p><img decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5644" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2019/12/cohérance-cardiaque-300x200.jpg" alt="Cohérence cardiaque" width="300" height="200" />En pratiquant la cohérence cardiaque, couplée à des traitements ostéopathiques, il serait possible de favoriser une meilleure respiration en libérant les tensions restreignant la pleine mobilité du diaphragme thoracique (muscle respiratoire principal). Une respiration plus optimale favorise des meilleurs pompages du sang et d’échanges gazeux dans les poumons. Pendant la respiration, l’expulsion du CO2 de nos poumons et l’oxygénation du sang par l’O2 inspiré participent à une meilleure santé cellulaire globale. Il serait donc logique de déduire qu’il y aurait un effet possible cellulaire, en diminuant l’inflammation, tel que présente dans la douleur chronique. Ainsi, l’intensité de la douleur chronique pourrait s’atténuer par la pratique de la cohérence cardiaque.</p>
<p><u><strong>Effet de l’amélioration du trafic nerveux vagal sur la physiologie nerveuse</strong></u><br />
Un des effets notés par la cohérence cardiaque, via l’amélioration du trafic d’influx nerveux vagaux est d’inhiber les chemins neuronaux de la douleur vers le thalamus (une structure nerveuse située au centre du cerveau). Pour vérifier cet aspect, il a été noté dans des études réalisée en 1991 et 1994 par Foreman, que la stimulation vagale produite en pratiquant un état de cohérence cardiaque régulièrement, peut atténuer jusqu’à 60% l’activité des cellules situées dans la moelle épinière le long de fibres reliées au thalamus (tractus spino-thalamiques) diminuant ainsi le message de douleur. Cette observation a été confirmée par des nombreux cliniciens utilisant la technique HeartMath.</p>
<p><u><strong>Effet de la stimulation vagale sur la régulation émotionnelle</strong></u><br />
Le processus de génération, conscientisation et gestion émotionnelle implique de nombreux acteurs anatomiques comme les fascias qui entourent chaque élément anatomique et tissent un réseau de connexions à travers le corps entier et, plusieurs structures du cerveau. L’amygdale qui est une structure profonde du cerveau, est très impliquée dans les mémoires et les peurs. Celle-ci est directement influencée par la variation des battements cardiaques dus aux émotions. Ainsi, la pratique courante de cohérence cardiaque permet de réguler les battements cardiaques. Et, tel que suggéré par diverses études, cette pratique permet de court-circuiter les circuits de réponse rapide, générant des émotions dites « négatives » et favorise les circuits de réponse longue qui fait appel à la pensée afin de « contrôler » ses émotions. Qui n’a pas ressenti une réactivation de ses douleurs lors d’une colère ou d’une tristesse? En effet, des structures nerveuses spécifiques sont également impliquées dans l’aspect émotionnel de la douleur chronique.</p>
<p>En résumé, la pratique de cohérence cardiaque permet de mieux appréhender et gérer la douleur chronique par les voies physiologique et émotionnelle. Votre ostéopathe peut vous conseiller sur ces aspects de la douleur.</p>
<p><u>Références:</u></p>
<ul>
<li>Chandler, M.J., Brennan, T.J., Garrison, D.W., Kim, K.S., Schwartz, P.J. et Foreman, R.D. (1994). A mechanism of cardiac pain suppression by spinal cord stimulation: implications for patients with angina pectoris. Eur Heart J, 14(1), 96-105.</li>
<li>Chandler, M.J., Hobbs, S.F., Bolser, D.C., et Foreman, R.D. (1991). Effects of vagal afferent stimulation on cervical spinothalamic tract neurons in monkeys. Pain, 44(1), 81-87.</li>
<li>Recherches du Heart Math Insititut : <a href="https://www.heartmath.org/research/research-library/" target="_blank" rel="noopener">https://www.heartmath.org/research/research-library/</a></li>
</ul>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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		<item>
		<title>Variabilité de la fréquence cardiaque et Ostéopathie : une combinaison pour mieux optimiser votre santé globale…</title>
		<link>https://qualita.ca/variabilite-de-la-frequence-cardiaque-et-osteopathie-une-combinaison-pour-mieux-optimiser-votre-sante-globale-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 10:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exercices et conseils]]></category>
		<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
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					<description><![CDATA[La variabilité de la fréquence cardiaque est la capacité du cœur à changer de rythme selon l’activité que l’on fait ou selon les signaux que l’on reçoit de notre environnement. Cette capacité varie d’une personne à une autre. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignright wp-image-5626" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2019/12/VFC-et-ostéopathie-300x172.jpg" alt="VFC et ostéopathie" width="350" height="200" />Saviez-vous que votre cœur ne bat pas au même rythme à chaque instant, que la durée entre deux battements de cœur est différente? Faites ce petit test: placez vos deux mains sur votre cœur, ressentez la pulsation, prenez une grande inspiration puis une grande expiration, répétez et observez ce qui se passe.<br />
Notez que le cœur accélère quand on inspire et ralentit quand on expire. C’est cela la<strong> variabilité de la fréquence cardiaque (VFC)</strong>. C’est la capacité du cœur à changer de rythme selon l’activité que l’on fait ou selon les signaux que l’on reçoit de notre environnement. Mais cette capacité varie d’une personne à une autre.<br />
La VFC peut être grande, ce qui signifie que le cœur a une grande marge de manœuvre pour réagir à un signal ou une activité. Cette réaction physiologique correspond à une plus grande résilience et une meilleure santé. Si la VFC est plus faible, cela peut aussi potentiellement signifier des risques plus élevés pour certaines maladies.</p>
<p><strong>Facteurs d’influence de la VFC</strong><br />
La VFC dépend d’une grande quantité de facteurs. Selon Fatisson, Lalonde et Oswald (2016), ces facteurs d’influence peuvent être regroupés en cinq (5) catégories :<br />
&#8211; les facteurs non modifiables comme l’âge ou le genre biologique;<br />
&#8211; les facteurs environnementaux comme le travail et les conditions qui s’y rattachent (stress);<br />
&#8211; les facteurs d’hygiène de vie comme la consommation d’alcool ou de drogues ou l’activité physique;<br />
&#8211; les facteurs physiologiques comme la respiration;<br />
&#8211; les facteurs neuropsychologiques comme l’état émotionnel, entre autres.<br />
Ces mêmes auteurs ont également rapporté que la VFC a été utilisée comme un outil de mesure physiologique pour évaluer l’état de santé générale. En effet, selon les articles analysés dans leur revue de littérature, une faible VFC est associée avec un plus haut risque de maladies cardio-vasculaires et même neurodégénératives. Il est donc primordial de faire en sorte que cette VFC soit la plus optimale pour aider notre corps et notre cœur à être les plus adaptables possible. Cependant et jusqu’à un certain point, on peut récupérer un manque de VFC pour la rendre plus optimale. En effet, il existe plusieurs solutions : bien s’alimenter et s’hydrater, éviter les excès, faire de l’activité physique, méditer, pratiquer la cohérence cardiaque. En bref, pour avoir une bonne variabilité de la fréquence cardiaque, il faut prendre soin de soi. Précisons que, les soins ostéopathiques vont dans ce sens et aident à favoriser l’autorégulation.</p>
<p><strong>Particularité de la VFC</strong><br />
Comment l’évaluation de la VFC peut estimer notre santé globale? Et bien, il fut déterminé que la VFC permet d’évaluer la fonctionnalité de notre système nerveux autonome (SNA) (Vanderlei et coll., 2009). Le SNA est un système nerveux inconscient qui joue un rôle essentiel dans notre capacité d’autorégulation et donc dans notre santé globale, puisqu’il gère nos fonctions vitales : respirer, battement du cœur, digérer, etc. Or, ce système utilise deux voies principales : le système sympathique (rien à voir avec la gentillesse) qui lui va restreindre la digestion, accélérer le cœur pour réagir à un agent stressant voire une menace à notre équilibre, et le système parasympathique qui est plus actif dans nos phases de repos, de digestion, de récupération.<br />
Pour simplifier grandement les modèles connus jusqu’à présent, la VFC permet, par des analyses très complexes qu’il est inutile de détailler ici, d’estimer en quelque sorte le tonus, ou l’activité si vous préférez, de ces deux systèmes. De plus, comme vous le savez sans doute, un des objectifs premiers de l’ostéopathie est de viser à améliorer vos capacités d’autorégulation.</p>
<p><strong>Études ostéopathiques et VFC</strong><br />
Ultimement, plusieurs études ont été menées, dont celles au sein du Collège d’Études Ostéopathiques (CEO) pour déterminer l’effet de certaines techniques ostéopathiques sur la VFC. Certaines de ces études ont évalué l’effet de techniques précises. Plusieurs résultats de ces études démontrent une augmentation du signal pouvant correspondre à celui de l’activité parasympathique (système de récupération) avec des techniques crâniennes (Milnes et Moran, 2007; Shi et coll., 2011; Giles et coll., 2011), des techniques viscérales (Kasis, 2014; Williams-Rickle, 2011) et aussi grâce à un traitement ostéopathique global (Ruffini et coll., 2015).<br />
Au CEO de Montréal, les résultats d’une étude plus récente, non encore publiée, font état pour la première fois que des techniques visant la liberté de mobilité de l’enveloppe fibreuse du cœur (péricarde) peuvent potentiellement conduire à un meilleur équilibre du SNA après plusieurs répétitions hebdomadaires et donc possiblement à une meilleure capacité de récupération.</p>
<p><strong>Pour terminer,</strong><br />
Prenez soin de vous pour maximiser votre VFC. Demandez plus d’informations à votre ostéopathe.</p>
<p><u>Références:</u></p>
<ul>
<li>Fatisson, J., Oswald, V. et Lalonde, F. (2016). Influence diagram of physiological and environmental factors affecting heart rate variability: an extended literature overview. Heart International, 11(1), e32-e40. doi: 10.5301/heartint.5000232</li>
<li>Katsis, E. (2014). The effect of osteopathic treatment of the mesentery of the small intestine on heart rate variability (mémoire non publié pour l&rsquo;obtention du titre de diplomé d&rsquo;ostéopathie), Canadian College of Osteopathy, Toronto, Canada.</li>
<li>Milnes, K. et Moran, R. W. (2007). Physiological effects of a CV4 cranial osteopathic technique on autonomic nervous system function: A preliminary investigation. International Journal of Osteopathic Medicine, 10, 8-17. doi: 10.1016/j.ijosm.2007.01.003</li>
<li>Ruffini, N., D&rsquo;Alessandro, G., Mariani, N., Pollastrelli, A., Cardinali, L. et Cerritelli, F. (2015). Variations of high frequency parameter of heart rate variability following osteopathic manipulative treatment in healthy subjects compared to control group and sham therapy : randomized controlled trial. Frontiers in Neuroscience, 9(272). doi: 10.3389/fnins.2015.00272</li>
<li>Shi, X., Rehrer, S., Prajapati, P., Stoll, S. T., Gamber, R. G. et Downey, H. F. (2011). Effect of Cranial Osteopathic Manipulative Medicine on Cerebral Tissue Oxygenation. JAOA, 111(12), 660-666. Récupéré de : <a href="https://jaoa.org/article.aspx?articleid=2094046" target="_blank" rel="noopener">http://jaoa.org/article.aspx?articleid=2094046</a></li>
<li>Vanderlei, L. C. M., Pastre, C. M., Hoshi, R. A., Carvalho, T. D. d. et Godoy, M. F. d. (2009). Basic notions of heart rate variability and its clinical applicability. Revista Brasileira de Cirurgia Cardiovascular, 24(2), 205-217. doi: 10.1590/S0102-76382009000200018</li>
<li>Williams-Rickle, R. (2011). The effect of a Hoover technique for the heart and the pericardium on heart rate variability (mémoire non publié pour l&rsquo;obtention du diplome d&rsquo;ostéopathie), Collège d&rsquo;Études Ostéopathiques, Montréal, Canada.</li>
</ul>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ostéopathie dans le champ viscéral: une autre preuve de son utilité</title>
		<link>https://qualita.ca/osteopathie-dans-le-champ-visceral-une-autre-preuve-de-son-utilite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Fatisson, PhD., D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 21:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
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					<description><![CDATA[Tout récemment, un groupe de chercheurs de plusieurs universités brésiliennes a publié dans le journal Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine, une étude mettant en avant les bénéfices possibles de l’ostéopathie dans le champ viscéral.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout récemment, un groupe de chercheurs de plusieurs universités brésiliennes (De Oliveira et coll.) a publié dans le journal <em>Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine</em>, <a href="https://www.hindawi.com/journals/ecam/2018/4929271/abs/" target="_blank" rel="noopener">une étude</a> mettant en avant les bénéfices possibles de l’ostéopathie dans le champ viscéral.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5612 size-medium" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2019/12/traitement-visceral-300x200.jpg" alt="traitement visceral en ostéopathie" width="300" height="200" />Ces chercheurs brésiliens ont mené une étude avec un contrôle placébo, sur une population souffrant de douleur cervicale chronique non spécifique et de dyspepsie (ensemble de douleurs/malaises dans la région de l’estomac/foie et du début de l’intestin). Un point particulièrement intéressant et pertinent est que cette étude fut menée <u>à double aveugle</u>: les sujets en douleur ne savaient pas s’ils recevaient un traitement vrai ou placébo et les évaluateurs assignés à collecter les données ne savaient pas s’ils évaluaient des patients du groupe placébo (recevant le traitement placébo) ou des patients du groupe expérimental (recevant le traitement ostéopathique). Ce type de protocole de recherche permet de mieux isoler l’effet du vrai traitement de l’effet placébo, même si l’étude ne visait à explorer les effets d’une seule session.<br />
Le traitement placébo consistait donc uniquement à poser les mains (du thérapeute) sur le ventre du patient. Le traitement ostéopathique viscéral était composé d’une technique visant à redonner de la mobilité à l’estomac, suivie d’une autre technique visant celle du foie.</p>
<p>Pour déterminer l’effet de ces techniques, les chercheurs ont mesuré plusieurs paramètres :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none;"></li>
<li> la mobilité du cou en mesurant l’amplitude des mouvements de flexion/extension, flexion latérale gauche/droite et de rotation gauche/droite, à l’aide d’un goniomètre;</li>
<li>l’activité du muscle trapèze supérieur (celui qui relie le derrière de la tête aux omoplates et qui se retrouve souvent bien tendus chez de nombreux patients) par électromyographie (EMG);</li>
<li>la douleur en utilisant un questionnaire spécifique à la région cervicale (le <em>Numeric Pain Rating Scale</em>).</li>
</ul>
<p>Ces variables ont été mesurées juste avant le traitement, immédiatement après le traitement et une semaine plus tard. Et les résultats obtenus sont particulièrement intéressants, même pour une seule session ostéopathique.</p>
<p>En effet, l’analyse statistique du score de douleur a révélé que les deux groupes (expérimental et placébo) se sont améliorés juste après le traitement mais seul l’amélioration du groupe expérimental a perduré une semaine plus tard et ce, de façon significative (différence non due au hasard).</p>
<p>De plus, en évaluant la mobilité du cou, seul le groupe expérimental a pu améliorer l’extension et la flexion latérale droite immédiatement après le traitement et la flexion latérale gauche une semaine plus tard. Les autres mouvements n’ont pas révélé de différence significative. Finalement, l’amplitude d’EMG du trapèze supérieur a augmenté significativement immédiatement après le traitement dans le groupe expérimental et encore davantage 7 jours plus tard. Précisons qu’une grande amplitude d’EMG permet de prédire une meilleure adaptation du muscle (Vigotsky et coll., 2018).</p>
<p>Grâce aux résultats obtenus, les chercheurs de cette étude, ont pu mettre en évidence <strong>l’efficacité des techniques ostéopathiques à visée viscérale</strong> (estomac et foie) sur des patients souffrant de douleur cervicale et de dyspepsie, avec une seule session. Ils suggèrent également que ce type de douleur pourrait être due à des viscéro-réflexes (douleur réflexe quand un viscère est affecté).</p>
<p>Les résultats sur la douleur concordent avec plusieurs autres études déjà publiées sur la douleur en ostéopathie, tandis que ceux sur la mobilité cervicale permettent d’apporter une meilleure compréhension des mécanismes physiologiques sous-tendant les actions ostéopathiques.<br />
Il serait donc intéressant de remettre ces techniques ostéopathiques viscérales dans un contexte de traitement ostéopathique complet ou encore d’observer leurs effets à plus long terme ou avec répétition du traitement.</p>
<p>Finalement, cette première étude en ostéopathie dans le champ viscéral sur la douleur cervicale est donc très prometteuse de l’efficacité de ce type d’approche, qui a potentiellement beaucoup à offrir.</p>
<p><u>Références:</u></p>
<ul>
<li>Vigotsky, A. D., Halperin, I., Lehman, G. J., Trajano G. S. et Viera, T. M. (2018). Interpreting Signal Amplitudes in Surface Electromyography Studies in Sport and Rehabilitation Sciences. <em>Frontiers in Physiology.</em> Doi : <a href="https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fphys.2017.00985/full" target="_blank" rel="noopener">/10.3389/fphys.2017.009</a></li>
<li>De Oliveira Silva, A. C., Biasotto-Gonzalez, D. A., Monteiro Oliveira, F. H., Oliviera Andrade, A., Fidelis de Paula Gomes, C. A., de Cordoba Lanza, F., Ferriera Amorim, C. et Politti, F. (2019). Effect of Osteopathic Visceral Manipulation on Pain, Cervical Range of Motion, and Upper Trapezius Muscle Activity in Patients with Chronic Nonspecific Neck Pain and Functional Dyspepsia: A Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Pilot Study. <em>Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine.</em> Doi : 10.1155/2018/4929271</li>
</ul>
<p><u>Julien Fatisson, PhD., D.O, en collaboration avec Qualita</u></p>
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		<item>
		<title>Pourquoi l&#8217;ostéopathe s&#8217;intéresse à votre ventre?</title>
		<link>https://qualita.ca/pourquoi-losteopathe-sinteresse-a-votre-ventre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Dubuc, D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2018 19:11:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;ostéopathe s&#8217;intéresse essentiellement à relancer la mobilité du corps pour permettre la meilleure fonction possible de toutes ses parties. Il observe autant la mobilité grossière, comme celle des articulations du <a href="https://qualita.ca/pourquoi-losteopathe-sinteresse-a-votre-ventre/" class="more-link">...<span class="screen-reader-text">  Pourquoi l&#8217;ostéopathe s&#8217;intéresse à votre ventre?</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5481 size-full" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2018/11/Osteopathie_abdomen.jpg" alt="" width="350" height="233" /></p>
<p>L&rsquo;ostéopathe s&rsquo;intéresse essentiellement à <strong>relancer la mobilité du corps</strong> pour<br />
permettre la meilleure fonction possible de toutes ses parties. Il observe autant la mobilité grossière, comme celle des articulations du dos, du cou, du bassin et des membres, que celle plus fine du crâne et des organes internes.<br />
Une certaine perte de capacité de mouvement des organes de l’abdomen pourrait entraîner un affaiblissement de la fonction digestive. Elle pourrait également altérer l’équilibre musculo-squelettique d’une partie ou de l’ensemble du corps. Effectivement, d’un point de vue ostéopathique, on considère que toute partie du corps présentant une mobilité anormale peut affecter les autres parties d’une manière ou d’une autre. Ainsi, d’une rétraction des tissus abdominaux internes pourraient naître des adaptations posturales compensatoires qui nuiraient à l’équilibre biomécanique du corps à court, moyen et long terme.</p>
<p>Par exemple, l’inflammation causée par des intolérances alimentaires ou par une infection peut entraîner, avec le temps, une rétraction ou un accolement de certains tissus internes de l’abdomen. Ajoutons que la présence <u>d’adhérences péritonéales</u> est encore plus dommageable pour la synergie du mouvement des viscères abdominaux. Les adhérences, ces ponts de néo-tissu entre deux surfaces de péritoine, se forment principalement à la suite d’interventions chirurgicales abdomino-pelviennes. En effet, les laparotomies comme les césariennes présentent une incidence de 90 % de formation d’adhérences péritonéales. Légèrement moins intrusives, les laparoscopies entraînent néanmoins 45 % d’adhérences<br />
péritonéales <u>(Ouaïssia et al., 2012)</u>.</p>
<p>Enfin, l&rsquo;ostéopathe s’applique à apprécier les rétractions tissulaires et à tenter de les relâcher manuellement. De cette manière, il peut, entre autres, contribuer à libérer le <strong>glissement entre les organes abdominaux</strong> et favoriser ainsi leur libre mouvement. Cette remise en mouvement pourrait permettre au corps d’amoindrir les compensations posturales pour retrouver un meilleur équilibre et diminuer les douleurs.<br />
Ainsi, l’origine de certaines douleurs musculo-squelettiques récentes ou chroniques pourraient venir d’une source plus profonde et ancienne qu’on ne pourrait le croire. C’est pourquoi l’ostéopathe s’attarde à faire une anamnèse de chaque personne qui le consulte afin de trouver les meilleures pistes de traitement et à effectuer un bilan ostéopathique global et spécifique.</p>
<p>En dernier lieu, mentionnons que l&rsquo;enveloppe de l&rsquo;intestin, qu&rsquo;on appelle aussi le mésentère, formé du tissu qu’on nomme le péritoine, a été l’objet d’études scientifiques. On a récemment avancé que le mésentère serait un organe à part entière, donc qu’il possèderait des fonctions qui lui sont propres (Coffey et al., 2016). Entre autres, on a observé qu’il contribue à la réponse immunitaire de l’abdomen et que celle-ci est intimement liée autant à la <u>réponse immunitaire</u> de l’intestin qu’à la réponse immunitaire systémique (Revillard, 2001). À la lumière de ces recherches, on pourrait penser qu’un abdomen libre de tensions aurait une meilleure réponse immunitaire. Quelque soit l’issue des prochaines recherches, comme le prône l’ostéopathie, mieux vaut avoir un corps libéré de ses entraves, qui fonctionne au meilleur de ses capacités, afin de tenir au loin les inconforts physiques et d’éventuels troubles de santé plus sérieux.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ostéopathie et les nouveau-nés présentant des troubles de succion</title>
		<link>https://qualita.ca/losteopathie-et-les-nouveau-nes-presentant-des-troubles-de-succion/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Viau, D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 02:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exercices et conseils]]></category>
		<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Maternité et enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
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					<description><![CDATA[Une étude québecoise chez les nouveau-nés présentant des difficultés mécaniques de succion réunissant des consultants en lactation et des ostéopathes démontre l’efficacité de l’ostéopathie.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5356" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2017/10/Ambiance_allaitement2-300x240.jpg" alt="Ostéopathie et allaitement" width="300" height="240" />Juliette Herzhaft-Le Roy, D.O. membre d’Ostéopathie Québec, a publié une étude sur l’efficacité de l’ostéopathie chez les nouveau-nés présentant des difficultés mécaniques de succion. (2017)</p>
<p style="text-align: justify;">Cette étude est l&rsquo;une des premières à réunir des consultants en lactation et des ostéopathes pour aborder les nourrissons avec des difficultés de succion d’origine biomécanique. Les résultats confirment l&rsquo;hypothèse selon laquelle l&rsquo;addition des soins en ostéopathie combinés à des consultations en lactation sont bénéfiques et sécuritaires.</p>
<p style="text-align: justify;">L’étude portait sur 97 bébés de moins de six semaines qui étaient référés par des professionnels de la santé formés en allaitement. Les résultats, publiés en janvier 2017 dans le <strong><em>Journal of Human Lactation</em></strong>, montrent l’efficacité d’un seul traitement ostéopathique sur la capacité du bébé à téter efficacement le sein de sa mère.<br />
Juliette Herzhaft-Le Roy, D.O a utilisé un outil d&rsquo;évaluation qu’on appelle <strong>LATCH</strong>. Cet outil, développé à l&rsquo;origine par Jensen (1994), permet de mieux identifier les nourrissons avec des difficultés à la tétée. Chaque lettre du mot LATCH correspond à un élément qui évalue une partie de la biomécanique de la succion.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>« <strong>L</strong> » pour <strong>latch</strong> (verrou). On évalue  la capacité de la langue, des lèvres, et de la mâchoire à se déplacer dans tous les plans de mouvement ;</li>
<li>« <strong>A</strong> » pour la déglutition <strong>audible</strong> ;</li>
<li>« <strong>T</strong> » pour la <strong>type</strong> de mamelon à la fin de la tétée ;</li>
<li>« <strong>C</strong> » pour le <strong>confort</strong> du sein ou du mamelon ;</li>
<li>« <strong>H</strong> » pour évaluer la façon dont la mère est capable de tenir (<strong>hold</strong>) son bébé au sein (positionnement correct).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, l’étude démontre que le score LATCH s&rsquo;est amélioré davantage dans le groupe qui a reçu un traitement en ostéopathie que dans le groupe témoin et, plus particulièrement, dans les volets « L »  et « H » de l’évaluation LACHT.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Référence</span> :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Juliette Herzhaft-Le Roy, MD, DO, IBCLC, Marianne Xhignesse, MD, MSc, and Isabelle Gaboury, PhD, Efficacy of an osteopathic treatment coupled with a lactation consultations for infants’ biomechanical sucking difficulties: a randomized controlled trial; Journal of Human Lactation; 2016 &#8211; <a href="http://savoirs.usherbrooke.ca/bitstream/handle/11143/11074/Herzhaft_Le_Roy_Juliette_MSc_2017.pdf?sequence=6&amp;isAllowed=y" target="_blank" rel="noopener">Mémoire (PDF)</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>L’ostéopathie et la prévention des chutes chez les ainés</title>
		<link>https://qualita.ca/losteopathie-et-la-prevention-des-chutes-chez-les-aines/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Del Bello, I.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Oct 2016 10:30:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Séniors]]></category>
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					<description><![CDATA[Considérant la situation démographique mondiale actuelle où l’on observe un phénomène de vieillissement de la population, la problématique des chutes chez les aînés constitue un enjeu d’envergure. En effet, 30% <a href="https://qualita.ca/losteopathie-et-la-prevention-des-chutes-chez-les-aines/" class="more-link">...<span class="screen-reader-text">  L’ostéopathie et la prévention des chutes chez les ainés</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5134" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2016/09/39338308_ml-edit-300x300.jpg" alt="L’ostéopathie et la prévention des chutes chez les ainés" width="300" height="300" />Considérant la situation démographique mondiale actuelle où l’on observe un phénomène de vieillissement de la population, la problématique des chutes chez les aînés constitue un enjeu d’envergure. En effet, 30% de la population âgée de 65 ans chute au moins une fois par année ce qui constitue la cause première d’hospitalisation chez cette population au Canada (Institut Canadien d’Information sur la Santé, 2010). La chute est la cause de 95% des fractures de hanche et caractérise la principale raison de douleurs chroniques et d’invalidité chez les aînés (Gill, Allore, Halford &amp; Guo, 2004). Cette situation retient l’attention de l’ensemble des intervenants de la santé, entre autres, des ostéopathes.</p>
<p>Les facteurs de risques prédisposant aux chutes sont multiples. Ils s’inscrivent en quatre grandes catégories, soient les risques biologiques, comportementaux, socio-économiques et environnementaux. Plus précisément, la vision, la médicamentation, l’âge, la peur de chuter ainsi que les troubles de la locomotion et de l’équilibre se hissent parmi les plus importants (Ambrose, (Paul &amp; Hausdorff, 2013; Tuunainen, Raski, Jäntti &amp; Pyykkö, 2014). Contrairement aux troubles de la locomotion et de l’équilibre qui font partie du champ d’expertise ostéopathique, la vision ainsi que le contrôle de la médicamentation s’en éloignent. Ces derniers éléments soulignent l’importance de la communication et collaboration interprofessionelles.</p>
<p>En outre, le maintien de l’équilibre dépend du bon fonctionnement de trois systèmes sensoriels, soit les systèmes vestibulaire, proprioceptif et visuel. Suite à l’intégration des informations reçues par ces trois systèmes, au niveau du système nerveux central, la réponse motrice appropriée s’effectue via le système musculo-squelettique. L’intégrité de cette boucle sensori-motrice est donc centrale en ce qui concerne le bon contrôle de l’équilibre des jeunes et des moins jeunes. Considérant que le traitement ostéopathique aborde, de manière directe ou indirecte, ces différents systèmes en lien avec l’équilibre et le système postural, l’ostéopathie se positionne donc comme une approche thérapeutique de choix dans la prévention des chutes chez les aînés.</p>
<p>En effet, le traitement ostéopathique du système musculo-squelettique permet d’équilibrer, entre autres, les tensions musculaires, et ainsi intervenir sur des boucles réflexes neuromusculaires qui affectent l’optimalité de la réponse motrice lors d’une perte d’équilibre. L’ostéopathie favorise la mobilité articulaire et l’intégrité proprioceptive, augmentant ainsi la capacité de se mouvoir avec contrôle et d’effectuer les activités de la vie quotidienne, libre de douleurs ou d’inconforts. De plus, le traitement de la sphère crânienne et de la jonction crânio-cervicale visant les systèmes vestibulaire et proprioceptif, ont été associés à une diminution des oscillations en posture statique (Lopez et al., 2011). Cette observation est d’un intérêt marqué, considérant que l’augmentation de des oscillations chez les aînés, phénomène physiologique, sont corrélées à de futures chutes (Maki, Holliday, &amp; Topper, 1994).</p>
<p>Considérant la nature multifactorielle des chutes, les interventions visant un seul facteur de risque tendent à être limitées en efficacité. En contrepartie, les interventions complexes déployées sur tous, et ce sans évaluation spécifique des besoins individuels, tendent à être peu concluantes et peu économiques (Tinetti, 2003; Chang et al., 2004). Les revues systématiques examinant l’efficacité des approches préventives des chutes concluent donc que la meilleure approche réside dans une évaluation individuelle et exhaustive des facteurs de risque affectant chaque individu (Cameron et al., 2010; Gillsespie et al., 2009; McKay &amp; Anderson, 2010). Cette analyse individuelle et cette prise en charge globale du patient est au cœur de la pratique ostéopathique rendant cette approche d’autant plus adaptée pour soigner les aînés.</p>
<p>En collaboration avec les autres intervenants de la santé, l’ostéopathe est dans une posture privilégiée non seulement pour intervenir sur les différents systèmes physiologiques associés au maintien de l’équilibre mais aussi pour conseiller, guider et sensibiliser les aînés concernant les causes des chutes. Il peut ainsi jouer un rôle clé dans la prévention des chutes chez les aînés, et donc contribuer à une meilleure qualité de vie chez cette population croissante.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Références: </span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Ambrose, A. F., Paul, G., &amp; Hausdorff, J. M. (2013). Risk factors for falls among older adults: A review of the literature. Maturitas, 75, 1, 51-61.</li>
<li style="text-align: justify;">Cameron, I.D., Murray G.R., Gillespie, L.D., Robertson, M.C., Hill, K.D., Cumming, R.G., et al. (2010). Interventions for preventing falls in older people in nursing care facilities and hospitals. Cochrane database systematic reviews. Art.no.: Cd005465.</li>
<li style="text-align: justify;">Chang, J. T., Morton, S. C., Rubenstein, L. Z., Mojica, W. A., Maglione, M., Suttorp, M. J., Roth, E. A., &amp; Shekelle, P. G. (2004). Primary care &#8211; Interventions for the prevention of falls in older adults: Systematic review and meta-analysis of randomised clinical trials. British Medical Journal, 328, 7441, 680.</li>
<li style="text-align: justify;">Gill, T.M., Allore, H.G., Holford, T.R., &amp; Guo, Z. (2004) Hospitalization, restricted activity, and the development of disability among older persons. JAMA; 292: 2115–24.</li>
<li style="text-align: justify;">Gillespie, L.D., Robertson, mC., Gillespie W.J., Lamb, S.E., Gates, S., Cumming, R.G., et al. (2009). Interventions for preventing falls in older people living in the community. Cochrane database systematic review: art.no.: Cd007146.</li>
<li style="text-align: justify;">Institut canadien d’information sur la santé. (2010). Les personnes âgées et les chutes : Hospitalisations à la suite d’une chute. Repéré le 19 janvier. 2016 à http://www.cihi. ca/cihi-ext-portal/pdf/internet/seniors falls info_fr</li>
<li style="text-align: justify;">Ioannidis, G., Papaioannou, A., Hopman, W.M., Akhtar-Danesh, N., Anastassiades, T., Pickard l, et al. (2009). Relation between fractures and mortality: results from the Canadian multicenter osteoporosis study. Canadian medical association Journal; 181(5):265-71.</li>
<li style="text-align: justify;">Lopez, D., King, H.H., Knebl, J.A., Kosmopoulos, V., Collins, D., &amp; Patterson, R.M. (2011) Effects of Comprehensive Osteopathic Manipulative Treatment on Balance in Elderly Patients: A Pilot Study. Journal of the American Osteopathic Association; 111(6):382-388.</li>
<li style="text-align: justify;">Maki, B. E., Holliday, P. J., &amp; Topper, A. K. (1994). A prospective study of postural balance and risk of falling in an ambulatory and independent elderly population. Journal of Gerontology, 49, 2, 72-84.</li>
<li style="text-align: justify;">McKay, C., &amp; Anderson, K. E. (2010). How to manage falls in community dwelling older adults: a review of the evidence. Postgrad med J.; 86, 299-306.</li>
<li style="text-align: justify;">Tinetti, ME. (2003) Clinical practice: preventing falls in elderly persons. The New England Journal of Medecine;348:29–42.</li>
<li style="text-align: justify;">Tuunainen, E., Rasku, J., Jäntti, P., &amp; Pyykkö, I. (2014). Risk factors of falls in community dwelling active elderly. Auris, Nasus, Larynx, 41, 1, 10-6.</li>
<li style="text-align: justify;">Wu, T.-Y., Chie, W.-C., Yang, R.-S., Kuo, K.-L., Wong, W.-K., &amp; Liaw, C.-K. (2013). Risk factors for single and recurrent falls: A prospective study of falls in community dwelling seniors without cognitive impairment. Preventive Medicine, 57, 5, 511-517.</li>
</ul>
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		<title>Les otites, ostéopathie et prévention de la chronicité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoit Champagne, D.O.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 May 2016 14:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Maternité et enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
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					<description><![CDATA[L’otite moyenne aigue (OMA) se développe chez plus de 75% des bébés et des enfants. Cette affection douloureuse pour l’enfant crée aussi une myriade d’implications pour les parents (inquiétudes, absentéisme <a href="https://qualita.ca/les-otites-osteopathie-et-prevention-de-la-chronicite/" class="more-link">...<span class="screen-reader-text">  Les otites, ostéopathie et prévention de la chronicité</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-5104" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2016/05/Ambiance_otite-300x193.jpg" alt="Ostéopathie et otites" width="300" height="193" />L’otite moyenne aigue (OMA) se développe chez plus de 75% des bébés et des enfants. Cette affection douloureuse pour l’enfant crée aussi une myriade d’implications pour les parents (inquiétudes, absentéisme au travail, fatigue) et pour la société (coûts lié aux consultations et à la médication).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Les symptômes</span></strong><br />
Un des symptôme important est que votre enfant se tient l’oreille à répétition durant la journée et surtout lors des repas car le mouvement de la mâchoire réactive les douleurs à l’oreille affectée. Les autres symptômes peuvent se définir par une fièvre, une diminution de l’appétit et une irritabilité. Ajoutons que la médecine traditionnelle prescrit la plupart du temps des antibiotiques ce qui place l’otite parmi les premiers rangs des raisons de prescriptions médicamenteuses chez les enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">L’ostéopathie</span></strong><br />
Comme ostéopathe, nous rencontrons fréquemment des enfants souffrant d’otites. Les traitements ostéopathiques permettraient <span style="text-decoration: underline;">une réduction de 65 à 70% de la fréquence des otites</span> (Degenhardt, DO et  Kuchera, DO., 2006 ; Roy, 2002). Roy (2002) a mesuré l’impact du traitement ostéopathique chez les enfants qui souffrent d’otites à répétition et en attente de chirurgie pour myringotomie. Les résultats statistiques soulignent que les traitements ostéopathiques permettraient de <span style="text-decoration: underline;">réduire de 68.42 % le nombre d’otites</span> (p=0,0397) et de <span style="text-decoration: underline;">diminuer de 68,06 % le recours aux antibiotiques</span> (p≤0,01)». Par ailleurs, Morin (2009) de la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke a démontré la capacité d’un ostéopathe à déceler si un enfant est plus à risque qu’un autre de développer des otites. Pour ce faire, l’ostéopathe participant à la recherche a évalué selon une méthodologie précise les restrictions de l&rsquo;os temporal. Sur une cohorte de 65 enfants, 35% présentaient une dysfonction grave d’un des os temporal. Or, 48,3 % des temporaux affectés ont mené l’enfant à souffrir d’au moins une OMA. L&rsquo;otite moyenne aigue est <span style="text-decoration: underline;">plus fréquente en présence d&rsquo;une dysfonction grave de l&rsquo;os temporal</span> (p = 0,003).  La conclusion de cette étude soutient que ce professionnel de la santé est en mesure d’évaluer le facteur de risque qu’a un enfant de souffrir ou non d’otite.</p>
<p style="text-align: justify;">En ostéopathie, nous traitons le corps globalement en évaluant, par exemple, le bassin, la colonne vertébrale, le crâne et les viscères. Plus spécifiquement, lors des traitements des enfants qui souffrent d’otites, les sutures crâniennes occipito-mastoïdiennes, sphéno-pétreuses et pétro-basilaires deviennent des zones clés pour le traitement ostéopathique de ce problème. Ainsi, en traitant l’os temporal, entre autre,  l’ostéopathe peut favoriser l’évacuation des sécrétions et l’amélioration de la fonction de la trompe d’Eustache. La dynamique crânio-cervicale et la biomécanique de la mâchoire (ATM) est fréquemment impliquée dans les affections de l’oreille de l’enfant. Souvent, cette dynamique dysfonctionnelle génère d’autres symptômes tel une difficulté d’allaitement, de prendre adéquatement le sein ou une succion insuffisante. Ainsi, par l’entremise de techniques manuelles douces, l’ostéopathe libère les sutures crâniennes et les membranes intra-crâniennes (dure-mère) pouvant influencer l’oreille. Aussi, l’ostéopathe peut donner des exercices aux parents pour aider le drainage des sécrétions et favoriser l’intégration du traitement.</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, il demeure bien sûr important de consulter un médecin en cas d’otite pour vérifier l’intensité de celle-ci ainsi que d’évaluer la condition du tympan et l’état général de l’enfant. Il est tout aussi indiqué de consulter un ostéopathe pour trouver la cause de cette otite, d’éviter la chronicité et d’améliorer le processus de guérison.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Références:</span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Degenhardt, DO et  Kuchera, DO..  (2006).  L’évaluation et le traitement ostéopathique réduit la morbidité de l’otite moyenne: une étude pilote. (Traduction libre de Osteopathic Evaluation and Manipulative Treatment  in Reducing the Morbidity of Otitis Media: A Pilot Study).  États-Unis: JAOA, contribution originale.</li>
<li style="text-align: justify;">Roy. (2002).  L’impact du traitement ostéopathique chez les enfants qui souffrent d’otites à répétition et en attente de chirurgie pour myringotomie.  Montréal: Collège d’Étude Ostéopathique de Montréal.</li>
<li style="text-align: justify;">Sergueef, N. (2008). Ostéopathie pédiatrique. Elsevier Masson. Saran cedex, France.</li>
<li style="text-align: justify;"><a href="https://www.usherbrooke.ca/medias/communiques/communiques-details/c/15538/" target="_blank" rel="noopener">https://www.usherbrooke.ca/medias/communiques/communiques-details/c/15538/</a></li>
<li style="text-align: justify;"><a href="http://canadiensensante.gc.ca/publications/drugs-products-medicaments-produits/info-antibiotics-earache-maux-oreilles-antibiotiques-info/index-fra.php" target="_blank" rel="noopener">http://canadiensensante.gc.ca/publications/drugs-products-medicaments-produits/info-antibiotics-earache-maux-oreilles-antibiotiques-info/index-fra.php</a></li>
</ul>
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		<title>La commotion cérébrale : comment l’ostéopathie peut vous aider?</title>
		<link>https://qualita.ca/la-commotion-cerebrale-comment-losteopathie-peut-vous-aider/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franciska Brien, B.Sc (Hons) Ostéopathie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2015 15:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Indications de l'ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie et pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherches en ostéopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Sportifs]]></category>
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					<description><![CDATA[Il existe trois degrés de traumatisme crânio-cérébral (TCC). Le TCC léger est mieux connu sous le nom de commotion cérébrale. Les TCC modérés et sévères engendrent pour leur part des <a href="https://qualita.ca/la-commotion-cerebrale-comment-losteopathie-peut-vous-aider/" class="more-link">...<span class="screen-reader-text">  La commotion cérébrale : comment l’ostéopathie peut vous aider?</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-4892 size-medium" src="https://qualita.ca/wp-content/uploads/2015/11/ambiance_commotion-289x300.jpg" alt="Commotion Cérébrale" width="289" height="300" /></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il existe trois degrés de traumatisme crânio-cérébral (TCC). Le TCC léger est mieux connu sous le nom de commotion cérébrale. Les TCC modérés et sévères engendrent pour leur part des conséquences plus importantes.<br />
Une commotion cérébrale est donc un traumatisme crânio-cérébral léger qui se produit lorsque le cerveau, contenu à l’intérieur du crâne, vient heurter le contenant osseux dans un mouvement de rotations ou de torsions.     Malheureusement, les dommages du cerveau sont rarement apparents radiologiquement.  La commotion peut se produire de deux façons : directe ou indirecte. Un coup porté à la tête, à la mâchoire ou au visage peut être la cause directe d’une commotion cérébrale. Une mise en échec contre la bande, un plaquage, une chute importante sur les fesses ou les genoux peut indirectement créer une commotion cérébrale par la force d’impact que cela peut engendrer sur le cerveau. Ces impacts nuisent au bon fonctionnement du cerveau en affectant les cellules cérébrales. Cela peut durer de quelques heures à plusieurs jours. Ces conséquences peuvent  perdurer de quelques heures à plusieurs jours.  Même si la plupart des symptômes se résorbent dans les 10 à 14 jours suivants l’impact, la commotion peut comporter des complications beaucoup plus importantes d’où l’importance de consulter un médecin lorsqu’on soupçonne une commotion cérébrale.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Les symptômes à rechercher lorsqu’on suspecte une commotion cérébrale</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La commotion cérébrale n’engendre pas forcément de perte de conscience.</strong> Elle se caractérise par une altération de l’état de conscience.<br />
Voici les signes et symptômes que peut provoquer la commotion cérébrale :<br />
<strong>Signes physiques :</strong> Maux de tête, engourdissement au niveau du crâne et du corps, hypersensibilité à la lumière et aux bruits, vision brouillée ou doublée, étourdissement, nausées ou vomissements, fatigue ou somnolence, acouphènes (bruit dans les oreilles), perte d’équilibre ou mauvaise coordination.<br />
<strong>Signes cognitifs :</strong> confusion, désorientation, problème de mémoire, d’attention ou de concentration, se sentir au ralenti, dans la brume ou sous le choc<br />
<strong>Signes comportementaux ou émotionnels :</strong> irritabilité, sensation de frustration et d’impatience, émotions étranges ou inappropriées (rire, pleure, se fâcher sans raison).<br />
*ATTENTION : les symptômes peuvent apparaître plusieurs heures suite au traumatisme et jusqu’à 7 jours plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Le traitement de la commotion cérébrale</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le temps requis à la guérison d’une commotion est au minimum d’une semaine et peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.</strong> Si la personne est atteinte de plus d’une commotion, le délai peut être encore plus long. La perte de conscience n’est pas un facteur prédictif de la durée de la récupération.<br />
Il  faut savoir que le repos constitue le traitement de base pour toute personne atteinte d’une commotion cérébrale. De ce fait, il est déconseillé de faire de l’exercice, regarder la télévision, jouer à des jeux vidéo, lire et faire des activités tant que les symptômes ne seront pas disparus. L’enfant ne devrait pas retourner à l’école si les symptômes s’accentuent. Il devrait reprendre graduellement le retour en classe lorsqu’il se sent mieux. Le retour à l’école, comme le retour au travail, doit évidemment précéder le retour au sport. Toute activité déclenchant les symptômes doit être évitée. Si une activité déclenche des symptômes, une journée complète de repos doit être prévue avant de réessayer cette même activité.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>L’importance du travail interdisciplinaire</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque des symptômes persistent suite à une commotion, des professionnels de la santé peuvent intervenir afin d’optimiser la progression de la guérison. En plus du médecin qui évalue, diagnostique et conseille le joueur tout au long de son rétablissement, d’autres professionnels peuvent intervenir dans traitement de la commotion cérébrale.<br />
L’ostéopathe de libérera des structures lésées lors du traumatisme et afin de diminuer les symptômes persistants. Il s’assurera notamment de dégager le lieu où la force d’impact est entrée dans le corps. L’ostéopathe tiendra compte de la colonne vertébrale et ses méninges ainsi que du crâne et des membranes intracrâniennes. Ceci permettra de relancer la circulation sanguine, de créer un bon drainage crânien et une meilleure oxygénation du cerveau afin d’améliorer la neuroplasticité du cerveau. Une étude ostéopathique (Leslie, 2000) a démontré une diminution des symptômes du syndrome post-commotion tels que les maux de tête, les nausées et les vomissements, la perte de mémoire et les troubles de la vision. Pradier, en 2013, note aussi une réduction et de la sévérité des symptômes ainsi que du nombre de symptômes. En 2006, Richard observe une amélioration des symptômes neuropsychologiques suite aux traitements ostéopathiques. Finalement, un projet pilote (Sutter, 2010) évoque un effet positif sur les patients souffrants de syndrome vestibulaire suite à une commotion cérébrale.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres professionnels peuvent intervenir dans le processus de guérison. Le physiothérapeute spécialisé peut intervenir pour sa part dans le cas de vertiges et  d’étourdissements. L’ergothérapeute peut orienter le retour au travail, à la reprise des devoirs et de l’école. Une évaluation cognitive, émotionnelle et comportementale peut être faite par un neuropsychologue. Finalement, le kinésiologue élaborera, en cas de besoin, le programme d’activation afin de reprendre l’activité physique graduellement et en toute sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Références:</span></strong></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Association des Traumatisés Cranio-Cérébraux de la Montérégie &#8211; www.atccmonteregie.qc.ca</li>
<li style="text-align: justify;">Caron, J.G. Bloom, G.A. Johnston, M. Sabiston, C.M. (2013). Effect of multiple concussions on retired National</li>
<li style="text-align: justify;">Hockey League Players.</li>
<li style="text-align: justify;">Forget, G. (2015). Formation spasmes endocrâniens traumatiques</li>
<li style="text-align: justify;">Leslie, L.A. (2000). The effect of osteopathic treatment in the multiple sequalae of symptoms of the post-concussion syndrome</li>
<li style="text-align: justify;">Marshall, S. Bayley, M. McCullagh, S. Velikonja, D. Berrigan, L. (2012). Guide pratique clinique pour les lésions cérébrales traumatiques légères et les symptômes persistants.</li>
<li style="text-align: justify;">Pradier, J. (2013). L’impact du traitement ostéopathique sur les symptômes et l’équilibre de l’athlète commotionné; un projet pilote.</li>
<li style="text-align: justify;">Purcell, L.K. (2014). L’évaluation et la prise en charge des commotions cérébrales liées au sport.</li>
<li style="text-align: justify;">Richard, G. (2006). Clinical study on the effect of osteopathic treatments performed on symptomatics concussed athlets as mesured by neuropschological testing.</li>
<li style="text-align: justify;">Sutter, B. (2010) Effects of osteopathic treatment in the vestibular disturbed, concussed, athletic population : a pilote project</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
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